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Carburants : la grève concerne "entre 60 et 80% des salariés qui font tourner les raffineries", assure la CGT

Selon Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT, la reconduction du mouvement dans les raffineries ce lundi, malgré la signature d'un accord par la CFE-CGC et la CFDT, prouve que ces syndicats "sont minoritaires auprès des salariés".

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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Des salariés grévistes et responsables syndicaux devant la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), le 14 octobre 2022. (LOIC VENANCE / AFP)

"Les niveaux de grève sont très majoritaires, entre 60 et 80% des salariés qui font tourner les raffineries", assure Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT,  lundi 17 octobre sur franceinfo, alors que le mouvement entre dans sa troisième semaine et que près de 30% des stations-service du pays sont toujours en situation de pénurie. Selon Catherine Perret, lors d'une assemblée générale à la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), à laquelle elle a assisté, "la majorité des salariés ont décidé que le niveau d'augmentation [proposé par Total] n'était pas suffisant : ça veut dire que les deux syndicats signataires de l'accord [CFDT et CFE-CGC] sont minoritaires auprès des salariés".

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La secrétaire confédérale de la CGT tacle par ailleurs Elisabeth Borne, qui, dimanche soir sur TF1, a appelé les grévistes à "ne pas bloquer le pays". "N'est pas Maurice Thorez qui veut", grince Catherine Perret, précisant que "quand on appelle à la reprise du travail, c'est qu'on a satisfait la totalité des revendications pour lesquelles on était en grève, or, ce sont seulement les salariés en grève qui ont décidé que les négociations à 5% d'augmentation, c'était très largement insuffisant, ils demandent 10%".

Aux Français qui s'inquièteraient de l'impact du mouvement sur leurs vacances de la Toussaint, qui démarrent vendredi, Catherine Perret répond : "Plus vite on gagnera, plus vite tout le monde pourra reprendre une vie normale". La secrétaire confédérale de la CGT ajoute que "quand on obtient 10% d'augmentation des salaires, on vit mieux, on peut mieux se nourrir, on peut mettre de l'essence dans sa voiture et partir en vacances".

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