"Gilets jaunes" : quelle est la stratégie du gouvernement ?

En duplex depuis le palais de l'Élysée, à Paris, la journaliste Anne Bourse fait le point sur la stratégie que pourrait mettre en œuvre le gouvernement, mis sous pression notamment par le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

France 3

Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) en appelle au gouvernement pour qu'il prenne ses responsabilités, et défend même l'idée d'un moratoire sur la hausse des taxes sur le carburant. Le gouvernement est donc sous pression ? Peut-il fléchir ? "La voie est étroite pour l'exécutif. Pour l'instant, pas question de lâcher du lest. Hier soir [dimanche 18 novembre], Édouard Philippe a délivré un message d'apaisement tout en affirmant maintenir le cap ; une ligne de crête que le gouvernement entend garder", indique la journaliste Anne Bourse, en duplex depuis le palais de l'Élysée, à Paris.

Le gouvernement ne devrait pas fléchir dans les jours à suivre

"En fait, tout va se jouer cette semaine. La mobilisation des 'gilets jaunes' va-t-elle s'essouffler, et peut-elle se radicaliser ? Jusqu'à samedi 24 novembre et la prochaine journée d'action, il est peu probable que le gouvernement fléchisse. Le président de la République laisse pour l'instant le Premier ministre aux avant-postes, une façon de se garder une porte de sortie si nécessaire", ajoute-t-elle. "Emmanuel Macron a refusé de s'exprimer aujourd'hui [lundi 19 novembre] sur le mouvement depuis la Belgique, où il est en déplacement. Le président pourrait en parler mercredi 21 novembre devant les élus locaux qu'il recevra à l'Élysée. Des élus qui ne manqueront pas de faire remonter la grogne des territoires", conclut-elle.

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Édouard Philippe, lors de son interview sur France 2 le dimanche 18 novembre 2018.
Édouard Philippe, lors de son interview sur France 2 le dimanche 18 novembre 2018. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)