Gard : une zone commerciale désertée suite au blocage des "gilets jaunes"

Le mouvement des "gilets jaunes" a des répercussions économiques. À Aimargues, dans le Gard, une usine est à l'arrêt depuis mardi 20 novembre. 140 salariés sont au chômage technique.

FRANCE 2

Sur ce rond-point stratégique emprunté chaque jour par des centaines de camions, près d'Aimargues (Gard), les "gilets jaunes" continuent de bloquer. "On ne va pas empêcher les gens de travailler, on n’est pas là pour ça. On est là juste pour ralentir", assure un des manifestants. La situation n'est pas si simple. Le barrage est devenu filtrant, depuis jeudi 22 novembre, avec la présence des forces de l'ordre. Mais, les cinq premiers jours, le rond-point était complètement bloqué. "Nous on veut mettre l'économie à l'arrêt", explique, de son côté, un autre "gilet jaune".

"On n'a plus de travail à leur donner"

Ce blocage impacte directement les entreprises voisines. Le parking du Brico Dépôt est presque désert. Les clients ne viennent plus. Le magasin perd environ 100 000 euros par jour. Dans l'entrepôt de matériels d'irrigations, "les chariots sont à l'arrêt", explique le directeur. Il réfléchit déjà à des mesures de chômage technique pour ses 50 salariés. "On n'a plus de travail à leur donner", déplore-t-il. Le géant voisin, Royal Canin, vient d'annoncer la mise au chômage technique de 140 de ses 200 salariés. De leur côté, les "gilets jaunes" comptent rester mobilisés au moins jusqu'à dimanche 25 novembre.

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Un gendarme vérifie les identités de \"gilets jaunes\" à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, où une automobiliste a mortellement fauché une manifestante samedi 17 novembre.
Un gendarme vérifie les identités de "gilets jaunes" à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, où une automobiliste a mortellement fauché une manifestante samedi 17 novembre. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)