Violences à Paris : après les annonces d'Edouard Philippe, le syndicat de police Alliance appelle à promulguer la loi anticasseurs "très rapidement"

Invité sur franceinfo mardi, Edouard Gaudon, porte-parole du syndicat de police Alliance, indique accueillir avec "retenue" les annonce d'Edouard Philippe après les violences samedi sur les Champs-Elysées, en marge des mobilisations de "gilets jaunes".

Edouard Philippe, à son arrivée à la conférence de presse donnée à Matignon lundi 18 mars lors de laquelle il annoncera une série de mesures après les saccages de samedi.
Edouard Philippe, à son arrivée à la conférence de presse donnée à Matignon lundi 18 mars lors de laquelle il annoncera une série de mesures après les saccages de samedi. (BERTRAND GUAY / AFP)

Les mesures annoncées par le Premier ministre après les violences sur les Champs-Elysées n'ont pas convaincu Stanislas Gaudon, porte-parole du syndicat de police Alliance. Edouard Philippe a annoncé notamment l'interdiction de manifester sur certains lieux comme les Champs-Elysées à Paris, mais aussi la place Pey-Berland à Bordeaux, ainsi que la place du Capitole à Toulouse.

L'urgence est ailleurs, selon Stanislas Gaudon, mardi 19 mars sur franceinfo :"Il faut que la loi anticasseurs soit promulguée très rapidement après l'avis du Conseil constitutionnel et l'avis du Conseil d'État, car des outils juridiques doivent être donnés aux policiers."

Les annonces accueillies avec "retenue"

Le syndicat de Stanislas Gaudon accueille avec "un peu de retenue" ces annonces de fermeté "avec guillemets", rappelant que les interdictions de manifester restaient "contraventionnelles", soit la la catégorie d'infractions la moins grave, les deux autres catégories d'infractions étant le délit et le crime. "On avait souhaité que cela passe en délit afin de donner des moyens de coercition, explique Stanislas Gaudon, notamment pour ces individus qui se rendent malgré tout sur ces lieux pour commettre des exactions."

Le Premier ministre va également toucher aux portefeuilles. Les amendes, actuellement de 38 euros, pourraient passer à 135 euros : "Ça ne sera pas dissuasif. En plus, cela prive notamment les policiers du moyen coercitif d'interpellation de ces individus", a-t-il insisté.