VIDEO. "Gilets jaunes" : Eric Ciotti demande "qu'on interdise les manifestations" le samedi 23 février pour éviter les violences

Le député Les Républicains des Alpes-Maritime était l'invité de "questions politiques" sur France Inter et franceinfo. 

FRANCEINFO

"Pour samedi prochain le 23 février, je demande qu'on interdise les manifestations" pour éviter les violences lors des rassemblements des "gilets jaunes", a déclaré le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti dimanche 17 février sur France Inter et franceinfo, tout en assurant n'avoir "jamais soutenu la violence" bien qu'il ait soutenu la "colère".

Le mouvement a été dévoyé par la violence, les chiffres sont terrifiants : 1 400 représentants des forces de l'ordre blessés, plus de 2 000 manifestants blessés, ça veut dire 3 500 blessés, 11 morts. On n'a jamais eu un tel bilan en France métropolitaine depuis la guerre d'Algérie

Eric Ciotti

à franceinfo

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"Cette violence est insupportable, inacceptable et il faut aujourd'hui qu'elle s'arrête. On ne peut plus laisser tolérer ça", a dénoncé le député. Eric Ciotti "revendique" avoir soutenu le mouvement des "gilets jaunes" à ses débuts mais, tout en dénonçant le "matraquage fiscal", il souhaite que les manifestations cessent car les personnes mobilisées peuvent "se retrouver dans des salles, dans des espaces, ils peuvent organiser des meetings, des réunions contrôlées, sécurisés" et "il y a le grand débat donc que ceux qui veulent exprimer leur voix dans le grand débat le fasse".

Un climat "détestable" 

Alors que des "gilets jaunes" ont proféré des insultes antisémites à l'encontre du philosophe Alain Finkielkraut samedi 16 février à Paris, Eric Ciotti a estimé dimanche que "ce qui s'est passé est une abomination" dans un climat "détestable".

Selon le député LR, il y a derrière l'attaque individuelle contre Alain Finkielkraut, une "volonté très claire d'exprimer un antisémitisme insupportable que nous devons tous condamner avec beaucoup de force. Au-delà de cette attaque, c'est un climat qui devient détestable, ce sont des actes, ce sont des paroles qui se multiplient", a-t-il dénoncé.

Eric Ciotti a estimé qu'il y a une "convergence" entre un "antisémitisme classique" venant de l'extrême-droite et un "antisémitisme d'extrême gauche sur fond d'islamisme", appelé aussi "islamo-gauchisme". Le député des Alpes-Maritime a dénoncé la "haine" véhiculée sur les réseaux sociaux comme facteur aggravant, contre laquelle il voudrait une loi plus "ferme" et plus "contraignante".

Eric Ciotti, invité de franceinfo, dimanche 17 février. 
Eric Ciotti, invité de franceinfo, dimanche 17 février.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)