Insultes antisémites contre Alain Finkielkraut : le parquet de Paris ouvre une enquête pour "injure publique en raison de l'origine ou de la religion"

Le philosophe et académicien a été hué et injurié, samedi à Paris, dans le quartier de Montparnasse, alors qu'il était à proximité d'une manifestation de "gilets jaunes". 

Le philosophe Alain Finkielkraut lors d\'une marche en la mémoire de Mireille Knoll, à Paris, le 28 mars 2018.
Le philosophe Alain Finkielkraut lors d'une marche en la mémoire de Mireille Knoll, à Paris, le 28 mars 2018. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

Le parquet de Paris a ouvert, dimanche 17 février, une enquête pour "injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion" après les insultes antisémites dont a été victime le philosophe, écrivain et académicien Alain Finkielkraut, samedi, lors d'une manifestation de "gilets jaunes". L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). 

Les images ont été tournées par Yahoo Actualités, boulevard du Montparnasse, dans le 14e arrondissement de la capitale. "Sale sioniste de merde, tu vas mourir !", "dégage !", ont hurlé des manifestants. "Nique ta mère !", lance un autre, tandis que des personnes crient "Palestine !". Dans le brouhaha, on entend "sale race" et, plus indistinctement, d'autres insultes proférées qui ressemblent à "sale juif"

Un suspect identifié, annonce Castaner

Auprès du Journal du dimanche, Alain Finkielkraut dit avoir "ressenti une haine absolue". Mais le philosophe raconte avoir été rassuré par la présence de policiers : "J'aurais eu peur s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre, heureusement qu'ils étaient là." "Les injures antisémites dont il a fait l’objet sont la négation absolue de ce que nous sommes", a réagi Emmanuel Macron sur Twitter. 

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a indiqué dimanche matin qu'"un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a été identifié par nos services". Ce qu'a également déclaré Laurent Nuñez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, sur BFMTV. Mais le parquet de Paris n'était pas en mesure, à la mi-journée, de confirmer cette information.