Le "gilet jaune" Jérôme Rodrigues relaxé d'injures envers des policiers

Figure du mouvement, il avait traité des policiers de "bande de nazis", en septembre 2020, sur Twitter.

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France Télévisions
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Le "gilet jaune" Jérôme Rodrigues, le 24 février 2021 à Paris. (JULIEN MATTIA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Jugé pour "injures publiques" après avoir traité en ligne des policiers de "bande de nazis", le "gilet jaune" Jérôme Rodrigues a été relaxé mardi 6 avril par le tribunal judiciaire de Paris.

Selon le tribunal, les propos incriminés ne "visaient non l'ensemble des policiers mais les méthodes de certains d'entre eux", en l'occurrence des membres du syndicat Synergie-officiers.

Il est "patent que les propos incriminés sont intervenus dans le cadre d'un conflit récurrent alimenté sur le réseau social Twitter entre Jérôme Rodrigues (...) et le syndicat de policiers Synergie-officiers", a estimé le tribunal. Ce syndicat, a souligné le tribunal, "ne se confondant pas avec l'administration publique qu'est la police nationale".

Plainte déposée par Gérald Darmanin

Jérôme Rodrigues, éborgné par un tir de grenade lors d'une manifestation en janvier 2019, avait reconnu avoir publié sur Twitter, en septembre 2020, le message "c'est clair bande de nazis que vous irez ouvrir le camp de concentration disponible au nord-est de Paris, celui que vous tentez de cacher aux médias". Une allusion à un immense commissariat du 18e arrondissement de Paris, situé rue de l'Evangile, qui dépend des brigades des réseaux ferrés. Il est utilisé notamment lorsque la police procède à des interpellations massives.

Ces mots avaient entraîné le dépôt d'une plainte de la part du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui avait dénoncé des propos "ignobles" et affirmé sa volonté de "défendre l'honneur de tous les policiers".

Figure parmi les plus connues du mouvement des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues a perdu un œil lors d'une manifestation le 26 janvier 2019, alors qu'il était en train de filmer l'arrivée du cortège place de la Bastille à Paris. Deux policiers ont été mis en examen le 14 janvier dernier, l'un pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente" et l'autre pour "violences volontaires aggravées" dans le cadre de cette affaire.

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