"Gilets jaunes" : les oubliés des services publics ?

Les "gilets jaunes" dénoncent pêle-mêle la limitation de la vitesse à 80km/h, la TVA à 20% ou encore la disparition des services publics. Une dernière revendication surtout présente dans les périphéries.

France 2

Au cœur de la campagne normande, à Carsix (Eure), des "gilets jaunes" font le siège d'un rond-point depuis samedi 17 novembre. Sous le vernis du ras-le-bol fiscal, il existe chez ces habitants ruraux un sentiment d'être oubliés par l'État. "Nous, ici, c'est 38-40 kilomètres pour avoir du service public", témoigne l'un d'entre eux. Un agent de sécurité montre les services qui disparaissent près de chez lui : un bureau de poste, une maternité dans un mois ou encore un centre des impôts.

Moins de taxes et plus de services publics

À Beaumont-Le-Roger, de nombreux gilets jaunes sont visibles sur les pare-brise des voitures. Ici, beaucoup d'habitants réclament moins de taxes et plus de services publics. Pour eux, impossible de se passer de la voiture quand les services ferment dans leur ville. Rien que dans le département de l'Eure, une dizaine de blocages étaient encore présents mardi 20 novembre. Beaucoup de "gilets jaunes "ont prévu de rester mobilisés toute la nuit.

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Un \"gilet jaune\" défile avec un drapeau français à Dole (Jura), le 17 novembre 2018.
Un "gilet jaune" défile avec un drapeau français à Dole (Jura), le 17 novembre 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)