"Gilets jaunes" : Emmanuel Macron reconnaît avoir fait des "erreurs" lors d'une interview à la télévision italienne

Le chef de l'Etat a tenté d'apaiser les tensions survenues ces dernières semaines entre Paris et Rome.

Emmanuel Macron, le 1er mars 2019, à Bordeaux. 
Emmanuel Macron, le 1er mars 2019, à Bordeaux.  (CAROLINE BLUMBERG / AFP)

Emmanuel Macron lance une opération réconciliation. Le chef de l'Etat a accordé une interview à la chaîne de télévision italienne Rai Uno, dimanche 3 mars, lors de laquelle il a appelé à "aller au-delà" des tensions survenues entre Paris et Rome ces dernières semaines. 

Pendant cet échange très calibré, Emmanuel Macron a reconnu avoir fait des "erreurs" par le passé, expliquant "en partie" la crise actuelle des "gilets jaunes".

Quand on va trop vite, qu'on est trop rapides ou trop caricaturaux, on fait des erreurs. (...) Moi, j'en ai fait d'ailleurs par le passé, c'est une partie de l'explication de la crise.Emmanuel Macronsur Rai Uno

"On ne peut pas laisser les gens qui ont besoin de travailler, de vivre, de bouger, face à une impossibilité de mobilité pour quelque raison que ce soit, a continué le chef de l'Etat. Il faut les réconcilier. C'est par l'expertise scientifique, par le dialogue, la concertation et par l'innovation."

"Nous avons parlé"

Lors de cette interview, Emmanuel Macron n'a jamais prononcé les noms de Matteo Salvini et Luigi Di Maio, les vice-présidents du Conseil, qui avaient tous deux soutenu publiquement les "gilets jaunes". Paris avait alors accusé le gouvernement italien d'"ingérence" et avait rappelé l'ambassadeur de France à Rome. 

Il y a un malentendu qui s'est installé, les péripéties les plus récentes ne sont à mes yeux pas graves.Emmanuel Macronsur Rai Uno

"Il faut passer au-delà", a conclu Emmanuel Macron lors de cette interview. C'est aussi pour cela que nous avons parlé et que j'ai voulu inviter le président italien Sergio Mattarella à venir." Le 2 mai prochain, "nous serons pour les 500 ans de Léonard de Vinci au Clos Lucé, à Amboise et à Chambord avec la jeunesse française et italienne, pour parler avenir et Europe", a-t-il annoncé.