Dimanche en politique, France 3

VIDEO. "Gilets jaunes" : "Christophe Castaner doit démissionner", selon Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon est l'invité de Francis Letellier dans "Dimanche en politique", dimanche 27 janvier. Le dirigeant de la France insoumise a évoqué le mouvement des "gilets jaunes", le grand débat national, la situation politique au Venezuela ainsi que les élections européennes.

FRANCE 3

Au lendemain du onzième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", Jean-Luc Mélenchon a commenté les faits sur le plateau de "Dimanche en politique" face à Francis Letellier. Quel est, selon lui, le but des "gilets jaunes" et jusqu'à quand cela va-t-il durer ? "C'est le plus long mouvement populaire qu'on ait connu depuis la Libération et le plus violemment réprimé depuis plus de soixante ans. Nous sommes dans un moment d'histoire de France. Le mouvement continuera jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il veut." 

"La Ve République est devenue un facteur de crise"

"Normalement, quand on arrive à ce point de blocage en démocratie, continue Jean-Luc Mélenchon, il faudrait dissoudre l'Assemblée nationale, mais personne ne peut obliger le président à le faire. S'il éprouve le besoin d'organiser un grand débat, c'est qu'aucune de nos organisations politiques n'est en mesure de prendre en compte le blocage qu'il y a dans le pays. La Ve République est devenue un facteur de crise puisqu'elle bloque l'expression populaire. Il faut donc que le peuple redéfinisse les règles du jeu." Le député de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône estime également que le grand débat national est une "supercherie"

Et Jean-Luc Mélenchon de commenter les violences survenues entre manifestants et forces de l'ordre lors des différents rassemblements : "Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, est incapable de faire face à l'organisation de la paix publique, il doit donc s'en aller. Combien de morts et d'éborgnés faudra-t-il ? Je crois que c'est assez clair que je demande sa démission."

Venezuela : "Le président français ne veut pas dissoudre l'Assemblée dans son pays, mais veut une dissolution chez son voisin"

Le président de La France insoumise n'hésite pas à réaffirmer son soutien au président du Venezuela, Nicolas Maduro : "J'espère qu'il tiendra. Je trouve extraordinaire que le président français, qui ne veut pas dissoudre l'Assemblée dans son pays, veuille une dissolution chez son voisin alors qu'il a une manifestation toutes les semaines !" Aussi, pour Jean-Luc Mélenchon, il n'est pas incompatible d'être du côté de l'opposition en France et d'être pour le pouvoir "légitime" au Venezuela. 

"Je ne me suis pas autoproclamé président après la dernière manifestation des 'gilets jaunes' ! C'est ce que vient de faire Juan Guaido", se défend-ilEt Jean-Luc Mélenchon de conclure : "Il est normal que j'appelle à ce que la prochaine élection soit la manifestation de l'opposition. Je ne vais pas appeler à voter Macron ! Si ceux qui ont voté pour moi à l'élection présidentielle votent pour notre liste à l'élection européenne, nous écrabouillerons la liste de M. Macron."

Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, le 18 janvier 2019, à Paris.
Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, le 18 janvier 2019, à Paris. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)