Jean-Luc Mélenchon qualifie les forces de l'ordre de "barbares" : "Il parle de Christophe Castaner et de ceux qui donnent les ordres"

Mathilde Panot, la députée LFI du Val-de-Marne, rejette la faute sur le ministre de l'Intérieur qui, selon elle, porte "une lourde responsabilité" dans les violences policières.

Mathilde Panot aux côtés de Jean-Luc Mélenchon lors d\'une conférence de presse à Paris, le 12 septembre 2019.
Mathilde Panot aux côtés de Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse à Paris, le 12 septembre 2019. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Sur des vidéos tournées lors de la manifestation contre la réforme des retraites mardi 24 septembre à Paris, Jean-Luc Mélenchon discute avec des manifestants affirmant avoir été victimes de violences policières lors de la Marche pour le climat du samedi précédant : "Oui, oui, c'est des barbares, soyez prudents, parce qu'ils ne s'arrêtent plus maintenant", leur répond le leader de La France insoumise.

"Jean-Luc Mélenchon, lorsqu'il dit, ce sont des barbares, il parle de Christophe Castaner et de ceux qui donnent les ordres", a affirmé mercredi 25 septembre soir sur franceinfo, Mathilde Panot, la députée LFI du Val-de-Marne.

Christophe Castaner porte "une lourde responsabilité"

Le patron de La France insoumise répondait à "un manifestant choqué, qui était à la manifestation pour le climat qui s'est extrêmement mal passée, pas du fait des policiers, mais des ordres donnés par Christophe Castaner", explique Mathilde Panot. Selon elle, il était choqué "parce que des policiers ont lancé sur la foule, sans sommation, des grenades de désencerclement et des grenades lacrymogènes".

La députée pointe la "lourde responsabilité" de Christophe Casater qui a "un très lourd bilan". "On parle de 24 000 blessés lors des manifestations des "gilets jaunes", deux morts, 24 personnes qui ont perdu leur œil et six personnes qui ont perdu leur main", détaille Mathilde Panot. "Ce n'est pas possible de continuer avec une utilisation politique de la police. La police est républicaine, elle doit être au service des citoyens et des citoyennes et s'assurer qu'il y ait une gestion pacifique des foules. C'est le contraire de ce que fait monsieur Castaner aujourd'hui. C'est pourquoi nous lui demandons de partir". Plutôt que "d'un mot dit à la volée à un manifestant", elle estime qu'on "devrait être choqué du bilan" du ministre de l'Intérieur. 

Ce qui est en jeu, c'est une question de liberté publique, de démocratie. Aujourd'hui il y a une utilisation politique de la police et de la justice qui nous inquiète énormément, qui contribue à un démantèlement de l'État.Mathilde Panot, la députée LFI du Val-de-Marneà franceinfo

Le syndicat Alliance Police nationale a appelé à manifester jeudi 26 septembre devant le siège de La France insoumise. Le parti de Jean-Luc Mélenchon a demandé au ministre de l’Intérieur et au préfet de Paris "la protection de la gendarmerie nationale". Pour Mathilde Panot, si cette manifestation a lieu jeudi, "cela continuera à contribuer à ce démantèlement de l'État dont monsieur Castaner et monsieur Macron sont directement responsables".