Défilé du 14-Juillet : les "gilets jaunes" Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Eric Drouet relâchés après leurs gardes à vue

Placé en garde à vue pour "rébellion", Eric Drouet a été libéré en fin d'après-midi.

Le \"gilet jaune\" Eric Drouet, le 1er mai 2019 à Paris.
Le "gilet jaune" Eric Drouet, le 1er mai 2019 à Paris. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

"Même si Macron ne veut pas, nous on est là !" ou encore "Macron démission !" Plusieurs personnes ont scandé des hymnes des "gilets jaunes" aux abords des Champs-Elysées, dimanche 14 juillet, quelques instants avant le début de la cérémonie. Dans la matinée, Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues, deux figures du mouvement, ont été placés en garde à vue pour "organisation d'une manifestation illicite", a fait savoir le parquet de Paris à franceinfo. 

Ils ont par la suite été relâchés en milieu d'après-midi. Leurs dossiers ont été classés sans suite, a indiqué à franceinfo Juan Branco, avocat de Maxime Nicolle.

Eric Drouet, autre personnalité influente du mouvement, a pour sa part été placé en garde à vue pour "rébellion" avant d'être libéré en fin d'après-midi. Le parquet étudie désormais les suites à donner à cette procédure.

Selon une source proche du dossier, les gardes à vue de Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues ont démarré à 8h45 et ont eu lieu dans le commissariat du 15e arrondissement. L'arrêté préfectoral en vigueur pour la fête nationale prévoyait "l'interdiction pour toute la journée du dimanche 14 juillet de tout rassemblement de personnes se revendiquant du mouvement des 'gilets jaunes' dans un périmètre" situé autour des Champs-Elysées.

Une interpellation pour "des raisons politiques"

Maxime Nicolle a été placé "en cellule pour avoir tenté d'exprimer ses idées", a réagi dans la matinée Juan Branco sur Twitter. Ce dernier a également assuré à franceinfo que son client avait été interpellé avenue de Friedland, "en dehors des Champs-Elysées et de la zone interdite". Maxime Nicolle était "avec deux amis et il est le seul à avoir été arrêté", a affirmé son avocat.

"Il s'agit manifestement d'une interpellation d'un opposant politique pour des raisons politiques", avait de son côté assuré à franceinfo Arié Alimi, l'avocat de Jérôme Rodrigues. Présent sur les lieux, Eric Drouet a aussi été écarté par la police, comme l'a constaté LCI.

Des sifflets ont par ailleurs été entendus sur le passage du chef de l'Etat, dont c'est le troisième défilé depuis son élection en mai 2017. Emmanuel Macron a entamé vers 10 heures la revue des troupes sur la célèbre avenue parisienne aux côtés de son chef d'état-major, avant de rejoindre la tribune présidentielle place de la Concorde, où l'attendaient plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel.