Cagnotte de l'ex-boxeur Christophe Dettinger : une nouvelle audience aura lieu le 19 mai prochain

Le tribunal de Paris demande une nouvelle audience pour débattre d'un potentiel appel à la haine, ce qui pourrait donner raison à Leetchi de l'avoir suspendu il y a un an.

L\'ancien boxeur Christophe Dettinger, le 20 février 2019 à sa sortie de prison à Fleury-Merogis (Essonne).
L'ancien boxeur Christophe Dettinger, le 20 février 2019 à sa sortie de prison à Fleury-Merogis (Essonne). (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Le tribunal de Paris a décidé de reconvoquer toutes les parties, le 19 mai prochain, dans le dossier du versement de la cagnotte Leetchi au boxeur Christophe Dettinger, rapporte lundi 20 janvier France Bleu Paris qui suivait cette audience.

La justice devait rendre sa décision ce lundi 20 janvier, un peu plus d'un an après la création de la cagnotte sur la plateforme de collecte en ligne. "Le tribunal nous demande de revenir devant lui conclure sur un potentiel appel à la haine dans l'objet de la cagnotte", explique Maître Laurence Léger, l'avocate du couple Dettinger, à France Bleu Paris. Cela pourrait justifier la nullité de la cagnotte et donner raison à Leetchi.

>> Icône des "gilets jaunes", interpellé pour violence conjugale... Qui est Christophe Dettinger, l'ex-boxeur qui veut toucher sa cagnotte de 145 000 euros ?

Le "gilet jaune" condamné pour avoir frappé des gendarmes lors d'une manifestation, le 5 janvier 2019 à Paris [sur le pont Leopold-Sédar-Senghor, qui relie le port de Solférino au port des Tuileries], avait saisi la justice quand Leetchi avait fermé sa cagnotte en raison du buzz et des réactions politiques nombreuses scandalisées.

Une cagnotte de 145 000 euros

La cagnotte avait été créée le 6 janvier 2019. Les dons avaient afflué, atteignant 145 000 euros. Beaucoup y ont vu une apologie de la violence contre les forces de l’ordre. Leetchi avait donc décidé, le 8 janvier, de la suspendre.

À l'audience, en décembre, les avocates du "gilet jaune", crâne rasé, pull noir près du corps, assis au premier rang du public, avaient demandé que leur client récupère les 145 000 euros donnés par ses soutiens et qu'il reçoive également deux millions d'euros de dommages et intérêts pour compenser la suspension de la cagnotte, qui aurait dû, selon elles, rester ouverte 45 jours.