Besançon : le "gilet jaune" interpellé pour avoir décroché un portrait d'Emmanuel Macron sera jugé en octobre

L'homme avait remplacé lundi le portrait du chef de l'Etat accroché à la mairie de Besançon par un QR code pour protester contre le pass sanitaire.

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France Télévisions
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Un portrait officiel d'Emmanuel Macron accroché à la mairie de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales. (photo d'illustration) (MAXPPP)

Il voulait protester contre le pass sanitaire. Le "gilet jaune" interpellé mercredi 4 août après avoir remplacé, lundi, le portrait d'Emmanuel Macron, accroché à la mairie de Besançon, par un QR code sera jugé le 21 octobre devant le tribunal correctionnel de cette ville du Doubs, a annoncé jeudi le parquet de Besançon. Déféré à l'issue de sa garde à vue, Stéphane Espic, qui s'était fait connaître pendant le mouvement des "gilets jaunes", a été placé sous contrôle judiciaire pour "vol et dégradation de biens publics" et a interdiction de manifester à Besançon, a précisé le parquet.

L'un de ses avocats, David Libeskind, a dénoncé auprès de l'AFP des accusations "abusives et disproportionnées" et une "arrestation politique". Il ajoute que son client est une "personnalité excentrique qui a des revendications politiques" mais "qui n'a pas commis de violences".

L'action avait été filmée et mise en ligne sur Facebook. La vidéo montre notamment le portrait du chef de l'Etat en train d'être retiré de son cadre et remplacé par la photocopie d'un QR code en forme de doigt d'honneur. "Je ne vois pas en quoi c'est une dégradation", a déclaré son avocat, qualifiant le dossier de "juridiquement faible". "Nous devrions obtenir la relaxe sans difficulté", estime-t-il.

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