Télétravail, prix du gaz, chômage partiel... Ce qui change à partir du 1er septembre

L'Etat réduit certaines de ses aides pour le Covid-19 dans la foulée de la fin du "quoi qu'il en coûte", mais en prolonge d'autres. Franceinfo fait le tour de ce qui change mercredi.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 5 min.
Une personne en télétravail à Montaigu (Vendée) le 30 juin 2021. Elle alterne chaque semaine, depuis l'allègement des mesures pour lutter contre la propagation de la Covid19, teletravail et présentiel en 2 jours, 3 jours. (MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS / AFP)

Sortie de crise ? En visite dans un centre de vaccination mobile d'Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin), Jean Castex a estimé, mardi 31 août, que la France était sur "le bon chemin" d'un retour à la "vie normale". Ce chemin débute mercredi par l'entrée en vigueur de nouvelles règles liées à la pandémie de Covid-19, comme l'évolution du télétravail ou la prolongation du fonds de solidarité pour soutenir les entreprises en difficulté, mais à certaines conditions. D'autres changements sont à prévoir, comme la nouvelle hausse du prix du gaz, de l'abonnement Netflix ou encore des paquets de certaines marques de cigarettes. Franceinfo vous détaille les principales nouveautés.

Les règles de télétravail évoluent

Les agents publics peuvent télétravailler à raison de trois jours par semaine maximum en vertu d'un accord-cadre signé mi-juillet par les neuf organisations syndicales, les employeurs publics et le gouvernement. Cet accord a la particularité d'être contraignant pour les employeurs, ce qui n'est pas le cas de l'accord national interprofessionnel signé dans le privé. Il prévoit aussi une indemnisation forfaitaire des frais de télétravail à hauteur de "220 euros annuels maximum". Les collectivités territoriales ont jusqu'au 31 décembre pour négocier localement.

Dans les entreprises privées, il n'y aura plus de "nombre de jours minimal" requis par l'Etat. Un nouveau protocole, qui doit être publié mardi soir, permettra "à la direction de l'entreprise, en discussion avec les représentants des salariés, de définir les règles en matière de télétravail", a annoncé lundi la ministre du Travail Elisabeth Borne.

Le fonds de solidarité est prolongé un mois

Vers la fin du "quoi qu'il en coûte". Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé lundi 30 août une adaptation du fonds de solidarité pour les entreprises, avant sa suppression au 1er octobre. Durant tout le mois de septembre, les entreprises concernées pourront bénéficier de ce fonds selon les mêmes modalités qu'en août (indemnisation à hauteur de 20% du chiffre d'affaires) mais avec une nouvelle condition, ajoutée par Bercy, afin d'éviter les "effets d'aubaine" pour ceux qui préféreraient rester fermés et toucher des aides. Les entreprises devront au moins avoir réalisé 15% de leur chiffre d'affaires d'avant la crise. Il est par ailleurs mis fin aux exonérations de charges sociales dont bénéficiaient certaines entreprises affectées par la crise sanitaire.

La campagne de rappel est lancée

La campagne de rappel pour le vaccin contre le Covid-19 démarre mercredi. Recommandée par la Haute Autorité de santé (HAS), elle est destinée à toutes les personnes de 65 ans et plus, ainsi qu'à celles, quel que soit leur âge, qui présentent des comorbidités (diabète, obésité, insuffisance cardiaque ou respiratoire) augmentant le risque de formes graves du Covid-19. La prise de rendez-vous pour cette dose de rappel est possible depuis le 30 août. Cette dose de rappel est également destinée aux résidents des Ehpad et des unités de soins de longue durée (USLD), mais pour eux, la vaccination se fera directement au sein des établissements et démarrera dès le 13 septembre.

Le calcul des APL change pour les étudiants

Au 1er janvier 2021, la réforme des APL (allocations personnalisées au logement) en temps réel a été mise en place pour économiser plus d'un milliard d'euros. Elles sont désormais calculées en fonction des revenus perçus sur les 12 derniers mois glissants. Les étudiants et les apprentis bénéficiaient d’un dispositif leur permettant d’éviter une baisse des aides au logement, dont étaient exclus les étudiants en contrat de professionnalisation. Depuis le 1er septembre, ils bénéficient "d'un abattement sur [leur] revenu, équivalent au smic. Cet abattement permettra de réduire les revenus pris en compte pour le calcul et donc d'augmenter le montant de [leurs] APL", rappelle le site Service-public.fr.

L'indemnité de chômage partiel est réduite

Les salariés au chômage partiel des secteurs d'activité les plus touchés par la crise sanitaire (tourisme, restauration, sport, culture, événementiel...) voient leur indemnité baisser à 72% de leur rémunération nette, à partir du 1er septembre 2021, contre 84% auparavant. Ils rejoignent les salariés des secteurs les moins touchés qui avaient vu leur indemnité réduite à ce taux dès le 1er juillet 2021.

Concernant la participation de l'Etat à l'indemnité de chômage partiel, elle n'est plus qu'à hauteur de 36% du salaire initiale, contre 60% en juillet et 50% en août pour ces secteurs les plus touchés. Enfin, les salariés des entreprises fermées administrativement perçoivent 70% de leur rémunération brute jusqu'au 31 octobre 2021 avec une prise en charge à 100% par l'Etat.

Le tarif du gaz continue d'augmenter

Mauvaise nouvelle pour les consommateurs de gaz. Le tarif réglementé de vente du gaz naturel vendu par Engie va augmenter de 8,7% (soit 7,9% TTC) au 1er septembre, du fait notamment de la hausse des cours mondiaux. Cette hausse, dans la tendance des derniers mois, sera de 2,7% pour les clients utilisant le gaz pour la cuisson, de 5,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude et de 9% pour les foyers se chauffant au gaz.

Les tickets restaurants sont favorisés

Le doublement du plafond d'utilisation quotidien des tickets restaurants est prolongé pour six mois, jusqu'au 28 février 2022. Il reste donc à 38 euros, au lieu de 19 euros. Cette mesure vise à soutenir le secteur de la restauration, particulièrement mise à l'épreuve par la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19.

Les tarifs de Netflix augmentent

Regarder des films ou des séries sur Netflix coûte désormais plus cher. Il faut débourser 8,99 euros par mois, contre 7,99 euros auparavant, pour un abonnement à la plateforme de streaming, qui permet de visionner des contenus sur un écran. L'offre qui donne accès à deux écrans en simultané en qualité HD passe à 13,99 euros, au lieu de 11,99 euros. Enfin, l'abonnement "premium", pour quatre écrans simultanés et des programmes en 4K, passe à 17,99 euros contre 15,99 auparavant.

Le prix de certaines cigarettes baisse

Le prix du paquet de certaines marques de cigarettes baisse légèrement, selon un arrêté du 23 juillet. Depuis le 1er septembre, le paquet de 20 cigarettes de Lucky Strike bleu et rouge, de Gauloises Blondes bleu ou encore News rouge coûte 9,90 euros au lieu de 10 euros. Certains paquets connaissent une baisse de 20 centimes, comme par exemple les Camel Filtre et Essential qui sont désormais vendues 10 euros au lieu de 10,20 euros.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Eco / Conso

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.