La Rotonde, les Bouffes du Nord, la CFDT... Les réactions politiques aux incidents

Christophe Castaner appelle à une condamnation ferme et sans ambiguïté. Le ministre de l'Intérieur fait le lien entre la pièce de théâtre perturbée et l'incendie de La Rotonde. Mais rien ne le prouve encore.

franceinfo

"Les violences, intrusions, intimidations, empêchements et dégradations commis ces derniers jours appellent à une condamnation ferme (...) Les échanges élèvent le débat, la violence le salit", a réagi Christophe Castaner sur Twitter samedi 18 janvier. Le ministre de l'Intérieur met sur le même plan l'incendie de la brasserie La Rotonde, l'infiltration au théâtre et sans doute aussi celle au siège de la CFDT. C'est une façon de laisser penser qu’ils sont l'œuvre des opposants à la réforme des retraites et de dire qu'il s'agit d'une radicalisation d'un mouvement de grève qui toucherait à sa fin.

LFI et le RN condamnent, mais...

L'opposition n'a pas la même lecture des événements. Marine Le Pen, patronne du Rassemblement national, juge que "le gouvernement, par son comportement, a contribué à cette montée des tensions même si ça n'excuse pas les agissements". Jean Messiha, membre du bureau du RN, estime que "Macron fait l'objet d'une haine inextinguible". Cette vision est partagée par La France insoumise qui s'indigne de l'arrestation du journaliste Taha Bouhafs. L'Élysée s'attend à d'autres actions radicales de ce type jusqu'à l'adoption de la réforme des retraites.

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La présidente du RN, Marine Le Pen, répond à la presse sur la réforme des retraites, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 11 décembre 2019.
La présidente du RN, Marine Le Pen, répond à la presse sur la réforme des retraites, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 11 décembre 2019. (DENIS CHARLET / AFP)