ISF : ces grandes fortunes qui réinvestissent ou rentrent en France

Avec la fin de l'ISF certaines grandes fortunes ont économisé de grosses sommes d'argent.

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FRANCEINFO

Mohed Altrad est la 30e plus grande fortune de France et l'un des rares milliardaires à assumer sa richesse. "Ce qui me gêne, c'est toute cette crispation autour de l'argent et la stigmatisation d'une population qui reste indéfinie, mais qu'on appelle 'les riches'", explique-t-il. Ce Français d'origine syrienne a bâti son empire grâce à des échafaudages. L'entreprise emploie 42 salariés dans le monde et la fortune du PDG est estimée à plus de 3 milliards d'euros. Mohed Altrad a toujours payé ses impôts en France et, grâce à la réforme fiscale d'Emmanuel Macron, il a encore moins de raisons de partir.

55 000 euros d'économies en rentrant en France

Sous les caméras, le milliardaire se livre à un exercice de transparence, à bord de son jet privé. Mohed Altrad paye donc 28 900 euros d'impôt sur le revenu. C'est très peu pour un milliardaire, et, avec la fin de l'ISF, il est encore gagnant. Avant, il payait l'ISF sur ses voitures de luxe ou ses placements financiers, pour des montants autour de 100-140 000 euros. "C'est très peu", estime-t-il. Avec l'IFI, calculé sur les biens immobiliers, Mohed Altrad ne paye plus grand-chose, car il ne possède que sa maison. Son IFI est de 3 536 €. Il jure qu'il a réinvesti dans son entreprise ou donné à des bonnes causes. À Milan (Italie), un retraité franco-suisse a décidé de rentrer en France. En comparant avec la Suisse, sa résidence fiscale actuelle, il économisera 55 000 euros par an, grâce à la fin de l'ISF et à la sécurité sociale gratuite.

Retrouvez l'intégralité de ce reportage dans le "Complément d'enquête" diffusé le jeudi 7 février sur France 2.

Le curé avait dérobé 120 000 euros dans la caisse de sa paroisse.
Le curé avait dérobé 120 000 euros dans la caisse de sa paroisse. (BIANCHETTI STEFANO / AFP)