VIDEO. Pour Emmanuel Macron, "la question de l'ISF n'est pas un tabou ni un totem"

Le président de la République a évoqué la question, mardi, lors du lancement du grand débat national devant 600 maires normands. Le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune est une des demandes des "gilets jaunes". 

FRANCEINFO

Penser qu'en rétablissant l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), "la situation d'un seul 'gilet jaune' s'améliorera, c'est de la pipe". Dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde (Eure), où il a lancé le grand débat national mardi 15 janvier, Emmanuel Macron a donné son sentiment au sujet de l'ISF. "Il ne faut pas raconter des craques", a déclaré le chef de l'Etat.

"Beaucoup de gens disent : il faut remettre l'ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D'abord, je leur demande : est-ce qu'on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n'étaient pas réglés."

La question de l'ISF, mise en avant par de nombreux "gilets jaunes", n'est "pas du tout un tabou, ni un totem", promet le président de la République. Pour autant, "le gouvernement a pris des textes et le Parlement a voté ce sur quoi, en tant que candidat, je m'étais engagé. Donc il n'y a pas de surprise, il n'y a pas de tromperie. Et ça me semble être une bonne règle démocratique de faire ce sur quoi on s'est engagé auprès de ses concitoyens", a-t-il conclu. En clair, "cette réforme doit être évaluée, mais on ne va pas renoncer à une réforme d'il y a un an".

Le chef de l\'Etat Emmanuel Macron prend la parole dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde (Eure), le 15 janvier 2019, devant 600 maires normands. 
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron prend la parole dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde (Eure), le 15 janvier 2019, devant 600 maires normands.  (LUDOVIC MARIN / AFP)