Transports : "Il n'y a pas de volonté d'arrêter" la grève", assure la CGT Cheminots

Le syndicat assure que la "détermination reste intact" après 47 jours de grève. 

Un métro bondé durant la grève. 
Un métro bondé durant la grève.  (BERTRAND GUAY / AFP)

Après 47 jours de grève dans les transports contre la réforme des retraites, le trafic à la RATP est quasiment normal lundi 20 janvier. L'Unsa RATP appelle à une réorientation du mouvement contre la réforme des retraites. "Même si la circulation reprend, même si on a bien conscience que 47 jours de grève ça pèse dans le portefeuille, la détermination reste intacte et la colère est toujours là", a assuré lundi sur franceinfo Bérenger Cernon, secrétaire général de la CGT Cheminots de Paris Gare de Lyon.

Selon Bérenger Cernon, "il y a besoin de faire évoluer cette grève, de l'adapter, de la faire vivre et de reprendre quelques forces avant de repartir plus forts le 24 janvier. Rien n'a changé ou quasiment rien depuis cette grève du 7 décembre, déplore-t-il. Ce ne sont pas les différentes annonces qui ont fait en sorte de calmer cette colère. L'état d'esprit aujourd'hui c'est de la colère et on tend de plus en plus vers de la haine."

Du côté de la CGT Cheminots, "il n'y a pas de volonté d'arrêter cette grève. Le but est d'avoir des temps forts, des actions ciblées et de permettre aux autres métiers de rentrer dans la danse", a poursuivi Bérenger Cernon. "Le relais a été plus ou moins bien passé de la part des cheminots et de la RATP aux enseignants, aux raffineurs, aux gaziers, le temps que les cheminots reprennent un petit peu de force. Il faut que tout le monde descende dans la rue."

Le 24 janvier, "la mobilisation va repartir à la hausse, prédit Bérenger Cernon et le gouvernement ne va pas pouvoir tenir comme ça pendant des semaines. Il va bien falloir qu'il réponde aux revendications des grévistes et plus largement de sa population."