Perturbations dans les transports : "Jusqu'à la fin de la semaine la situation sera difficile", prévient Alain Krakovitch, directeur général du Transilien

"Avec seulement 20% des trains qui circulent, la circulation est forcément tendue", énonce le directeur général du Transilien, Alain Krakovitch qui appelle les voyageurs qui le peuvent à renoncer à se déplacer.

Alain Krakovitch, directeur général du Transilien, le 16 mars 2018 à Paris.
Alain Krakovitch, directeur général du Transilien, le 16 mars 2018 à Paris. (OLIVIER ARANDEL / MAXPPP)

Le directeur général du Transilien, Alain Krakovitch, appelle de nouveau les usagers qui le peuvent à ne pas se rendre en gare, pour "une question de sécurité", mardi 10 décembre sur franceinfo, au sixième jour consécutif de grève dans les transports. "C'est jusqu'à la fin de la semaine que la situation sera difficile", prévient Alain Krakovitch.

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3,5 millions de voyageurs utilisent chaque jour en Île-de-France le Transilien, ce réseau de la SNCF qui dessert la banlieue parisienne. "Avec seulement 20% des trains qui circulent, la circulation est forcément tendue, on ne peut pas absorber tout le monde, concède-t-il. On met l'ensemble des moyens possibles en terme de volontaires, d'informations, et pour organiser au maximum la circulation des trains."

franceinfo : La situation est-elle toujours aussi tendue ?

Alain Krakovitch : C'est habituellement 3,5 millions de voyageurs par jour qu'on a en Île-de-France. Avec seulement 20% des trains qui circulent, donc 80% des trains en moins, la circulation est forcément tendue, on ne peut pas absorber tout le monde. C'est pour ça qu'on passe depuis trois jours des appels aux voyageurs de ne pas venir en gare. Je suis conscient que c'est compliqué, je comprends que les gens ont besoin de travailler, de se faire soigner, mais c'est aussi une question de sécurité.

Existe-t-il un plan B ? Est-ce possible d'appeler en renfort des non-grévistes pour faire rouler plus de trains ?

On fait rouler le maximum de trains possibles avec tous les non-grévistes, avec des cadres que l'on a formés. Concernant les bus, l'équivalent d'un train, c'est 50 bus, vous comprenez qu'on n'est pas à la même échelle. Par ailleurs, on a mis en place un système de gestion de flux. Par exemple lundi, à la gare du Nord, il y avait 150 personnes mobilisées pour permettre aux voyageurs d'accéder aux trains dans les moins mauvaises conditions possibles. On met l'ensemble des moyens possibles en terme de volontaires, d'informations, et pour organiser au maximum la circulation des trains.

Pour mercredi, une amélioration possible est-elle envisageable ?

Il y aura demain quelques trains supplémentaires, mais on va rester sur le même type de plan de transport. C'est jusqu'à la fin de la semaine que la situation sera difficile. On est conscient que la situation est très tendue, avec des cohues dans les gares. C'est pour cela qu'on appelle les personnes qui le peuvent de ne pas se déplacer et ensuite en essayant d'organiser en amont les filtrages dans les gares. Notre priorité c'est de prendre en charge nos clients et de gérer cette affluence.