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Mathieu Gallet, PDG de Radio France, jugé pour favoritisme quand il était patron de l'INA

Le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a-t-il conclu plusieurs contrats sans respecter les procédures d'appel d'offres, lorsqu'il présidait l'INA ? Le tribunal correctionnel de Créteil se penche sur l'affaire, jeudi. 

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Radio France
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Mathieu Gallet en novembre 2014. (RADIO FRANCE)

Mathieu Gallet, actuel patron de Radio France est jugé jeudi 16 novembre par le tribunal correctionnel de Créteil pour "favoritisme". En cause : des contrats passés avec des sociétés quand il était à la tête de l'INA, l'Institut national de l'audiovisuel (INA), entre 2010 et 2014. 

Deux contrats retenus

La justice s'était d'abord intéressée à celle qui lui a succédé à la présidence de l'INA, Agnès Saal, finalement condamnée pour ses frais de taxis démesurés. Elle a ensuite décortiqué le train de vie de Mathieu Gallet au même poste, sans retenir de délits. Elle a revanche débusqué deux contrats jugés douteux, passés avec des sociétés de conseil. Le montant de ces contrats avoisine les 400 000 euros. Ils auraient été conclus sans respecter les procédures d'appel d'offres.  

Le premier contrat, passé avec la société Roland Berger, portait sur une réorganisation de la direction des collections de l'INA. Le second, signé avec la société Balises, concernait des actions de communication interne et externe. Il n'était en tout cas aucunement question de la communication personnelle de Mathieu Gallet, assurent ses deux avocats. Par ailleurs, la défense conteste le caractère illégal de ces attributions de marché et va demander la relaxe de son client.

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