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Mobilisation contre la réforme du Code du travail : le point sur les perturbations

Les syndicats appellent à la grève, jeudi 21 septembre, à la veille de la présentation des ordonnances en Conseil des ministre.

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France Télévisions
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Des opposants à la loi Travail manifestent à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 12 septembre 2017. (MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS / AFP)

Les opposants à la réforme du droit du travail, CGT et Solidaires en tête, maintiennent la pression. Ils se mobilisent à nouveau, jeudi 21 septembre, à la veille de la présentation des ordonnances en Conseil des ministres et deux jours avant la manifestation de La France insoumise. Jusqu'à présent, l'exécutif s'est montré inflexible, en martelant que cette promesse du candidat Macron sera un remède contre le "chômage de masse".

>> Réforme du Code du travail : suivez la deuxième journée de mobilisation

Si la grève s'annonce moins suivie que celle du 12 septembre, des perturbations sont tout de même à prévoir. Franceinfo fait le tour.

Des perturbations dans les transports

La quasi-totalité (95%) des trains de la SNCF roulera normalement malgré l'appel à la grève lancé par trois syndicats de cheminots (CGT, Unsa et SUD). Près de 80% des Intercités doivent circuler, la grève devant n'affecter que la circulation sur les lignes entre Paris, Limoges et Toulouse et entre Bordeaux et Marseille. Du côté des TER, la prévision est de 84%, avec des perturbations prévues en Bourgogne (50% de trains maintenus), en Franche-Comté (60%) et en Aquitaine (62%). La région Paca, d'ordinaire concernée par les mouvements sociaux, devrait voir 77% de ses TER assurés jeudi. De son côté, la RATP annonce un "trafic normal sur l'ensemble des réseaux RATP". En région parisienne, les seules difficultés attendues sur le réseau Transilien sont concentrées sur les lignes P, R et U, où un train sur trois circulera.

Pas de journaux dans les kiosques

Les versions papier des quotidiens nationaux ne paraîtront pas en raison d'un appel à la grève lancé dans les imprimeries par la CGT. Plusieurs journaux, dont Le Monde, Le Parisien et Libération, ont inséré des encarts dans leurs éditions publiées mercredi pour prévenir leurs lecteurs que comme les autres quotidiens nationaux, ils ne seraient pas disponibles en kiosques le lendemain, du fait de ce mouvement social. Ils ont également renvoyé leurs lecteurs vers leurs versions électroniques après que la CGT du Livre a appelé lundi dans un communiqué à une "non-parution des quotidiens nationaux (datés du 22 septembre pour le quotidien de jour et du 21 septembre pour ceux de nuit)".

Des écoles fermées

A l'appel notamment du syndicat enseignant FSU, "plusieurs établissements scolaires seront partiellement ou intégralement fermés dans certaines villes du pays", annonce France Bleu. A Nantes (Loire-Atlantique), par exemple, dix écoles et 53 restaurants scolaires seront fermés, d'après France Bleu. "Plusieurs écoles de Dordogne vont être touchées par la grève", ajoute la radio locale, qui cite des établissements de Périgueux, Bergerac et Trélissac. La Voix du Nord parle enfin de perturbations dans les établissements de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Des baisses dans la production d'électricité

La Fédération nationale des mines et de l'énergie CGT prévoit aussi des baisses de production d'électricité, jeudi. "La FNME-CGT revendiquera toutes les formes d’actions décidées par les salariés. La lutte des énergéticiens et mineurs sera sans concession", prévient l'organisation dans un communiqué. "Des baisses de production d’électricité et des basculements d’heures pleines en heures creuses, des remises en énergie seront des actions proposées dans les assemblées sur les piquets de grève", ajoute-t-elle.

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