Grève à Radio France : 200 salariés manifestent devant le ministère de la Culture

Les manifestants protestent contre le plan de réorganisation de l'entreprise publique, qui prévoit la suppression de 299 postes.

Des salariés de Radio France manifestent devant le ministère de la Culture, à Paris, le 29 novembre 2019.
Des salariés de Radio France manifestent devant le ministère de la Culture, à Paris, le 29 novembre 2019. (VALERIA EMANUELE / RADIO FRANCE)

Plus de 200 salariés de Radio France ont manifesté dans l'après-midi du vendredi 29 novembre devant le ministère de la Culture, à Paris, afin de protester contre le plan de réorganisation de l'entreprise (Radio France 2022), a appris franceinfo de sources syndicales.

Cette manifestation a été organisée à l'appel de l'intersyndicale de Radio France. Sur place, les manifestants ont brandi des panneaux où l'on pouvait lire, entre autres, "Radio France, défense de l'audiovisuel public", "La radio qui ne coûte rien = la radio qui ne vaut rien" ou encore "Les orchestres ne lâchent rien".

Plusieurs syndicats ont appelé les salariés à la grève depuis le début de la semaine. Le SNJ, la CFDT et Sud ont appelé à une grève du 25 au 29 novembre inclus. La CGT a voté vendredi 29 novembre la poursuite de la grève jusqu'au lundi 2 décembre inclus. La mobilisation s'est légèrement renforcée, selon un décompte de la direction avant la manifestation. Vendredi matin, plusieurs antennes, dont celles de France Inter et franceinfo, étaient encore perturbées et 212 salariés étaient en grève sur un effectif prévu de 2 692 (CDD compris), soit un taux de participation de 7,88%, précise la direction.

299 suppressions de postes sur trois ans

La PDG de Radio France, Sibyle Veil, avait présenté, jeudi 14 novembre, lors d’une réunion du comité social et économique central, les modalités de mise en œuvre du projet Radio France 2022, qui comprend 299 suppressions de postes sur trois ans, sur un total de 4 403 salariés en CDI.

Parallèlement, 76 postes seront créés, dont 50 dans le numérique sur des compétences qui n’existent pas en interne. Pour mener à bien ces suppressions de postes, le groupe va mettre en place un plan de départs volontaires concernant 236 postes, progressivement sur trois ans, au fur et à mesure des réorganisations mises en place.