Restauration : les intérimaires frappés par la crise

Malgré la légère baisse du chômage en France, les premières victimes de la crise sanitaire du Covid-19 restent les travailleurs intérimaires.

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Attendre que le téléphone sonne pour enfin travailler. C’est le quotidien de ce maître d’hôtel intérimaire, qui peine à trouver des missions. "Avant le confinement, je faisais plus ou moins 240, 250 heures par mois en travaillant avec deux, trois boîtes d’intérim", explique Dayene El Kostali Kecem, travailleur intérimaire."Maintenant, je suis à 80, 90 heures par mois, ce n’est pas suffisant. Ça ne fait même pas 1000 euros."

"Je suis endettée jusqu’à la fin de l’année"

Des revenus trop faibles pour vivre à Paris, alors il puise dans son épargne, en attendant d’être contacté par une agence. L’agence Gofer est spécialisée dans l’hôtellerie et la restauration, un secteur très impacté. L’an dernier, le tableau des offres était plein. Ce mois-ci, neuf missions seulement sont proposées. Sur leur plate-forme, les messages de détresse se multiplient. "Je suis désespérée, mon loyer s’accumule, je suis endettée jusqu’à la fin de l’année", peut-on y lire.

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Un concierge dans un hôtel de luxe. Photo d'illustration. (JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP)