Covid-19 : l’Umih Bouches-du-Rhône "déconseille" aux restaurateurs et cafetiers de rester ouverts mais promet de continuer à se battre

Les établissements de la métropole Aix-Marseille sont tenus de fermer leurs portes pour 15 jours en raison des nouvelles mesures sanitaires décrétées par le gouvernement pour contenir l'épidémie de coronavirus. Une décision qui suscite une vague de contestation.

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Radio France
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Des manifestants à Marseille protestent contre la décision de fermer les bars et restaurants, le 25 septembre 2020. (NICOLAS TUCAT / AFP)

La fermeture des bars et restaurants dans la métropole Aix-Marseille doit intervenir dimanche 27 septembre au soir. L'arrêté préfectoral n'a pas été publié, ni signé, contrairement à ce qu'affirme Bernard Marty, président de l’Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) Bouches-du-Rhône sur franceinfo. Mais il le sera dans la matinée, indique la préfecture des Bouches-du-Rhône.

On n'a pas du tout l'intention de considérer que le dictat de M. Véran est acceptable et on continuera à se battre. 

Bernard Marty, président de l’Umih Bouches-du-Rhône

à franceinfo

"Nous continuerons à militer pour ne pas fermer, assure Bernard Marty qui annonce "des actions juridiques et des actions physiques dans les heures ou les jours qui viennent" pour protester contre les mesures sanitaires imposées aux établissements pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.

L'Umih dénonce un "parti pris" d'Olivier Véran 

Selon le représentant, les chiffres fournis par l'équipe du professeur Raoult "ne sont absolument pas les mêmes que l'APHM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille) à Marseille. Donc, c'est particulier qu'Olivier Véran ne prennent que ces chiffres-là. Si j'étais un ministre responsable j'organiserais une rencontre entre l'APHM et l'lHU (Institut hospitalo-universitaire) pour savoir qui dit vrai. Je pense que le ministre a un peu de parti pris et qu'il se trompe".

Bernard Marty "déconseille à ses amis restaurateurs et cafetiers de rester ouverts sinon certains d'entre eux seront punis et on aura toutes les difficultés à les défendre". Il veut se battre "pour ne pas fermer et réclamer une année blanche au niveau des charges, des diminutions de loyers."

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