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Vidéo Baisse du nombre de détenus : "Ce n'est pas le virus seulement, c'est aussi une politique délibérée", insiste Nicole Belloubet

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Nicole Belloubet explique vendredi sur franceinfo qu'elle souhaite la mise en place d'alternatives aux courtes peines de prison, comme des travaux d'intérêt général ou le port d'un bracelet électronique.

Le taux d'occupation des prisons est passé sous les 100% pour la première fois depuis des années. Cette diminution est due notamment au confinement et aux nombreuses libérations qui ont eu lieu pendant cette période. "Ce n'est pas le virus seulement, c'est aussi une politique délibérée", a expliqué vendredi 12 juin sur franceinfo Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Cette baisse s'explique par le fait que pendant le confinement, "il n'y avait pas de délinquance sur la voie publique, donc il y a eu moins d'entrées".

Nous avons permis un certain nombre de décisions permettant de libérer des détenus qui étaient en fin de peine à condition qu'ils n'aient pas commis de violences conjugales ou de terrorisme.

Nicole Belloubet

à franceinfo

"C'est important que le taux de population carcérale ait diminué puisque la surpopulation entraîne un certain nombre de difficultés pour les personnels pénitentiaires et les détenus." La baisse du nombre de détenus est de "13 500 à peu près, donc on est à 96% d'occupation. C'est un chiffre général." "Au-delà du taux c'est une politique pénale adaptée que je souhaite mettre en place" a déclaré Nicole Belloubet. "Les courtes peines de prisons doivent être remplacées par d'autres remplacées par d'autres modalités de sanctions, comme le placement sous bracelet ou le travail d'intérêt général." Le gouvernement prévoit 15 000 nouvelles places de prison. "7 000 livrées en 2022 et 8 000 ensuite. Je ne suis pas encore en capacité de dire que nous n'en avons plus besoin."

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