Affaire des primes en liquide : Claude Guéant condamné à 2 ans de prison avec sursis

L'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy était poursuivi pour "complicité de détournement de fonds publics". Il a indiqué qu'il allait faire appel.

Claude Guéant arrive au tribunal correctionnel de Paris, le 28 septembre 2015. 
Claude Guéant arrive au tribunal correctionnel de Paris, le 28 septembre 2015.  (ERIC FEFERBERG / AFP)

Claude Guéant, l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy, a été condamné vendredi 13 novembre à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur. L'ancien locataire de la place Beauvau a par ailleurs été condamné à cinq ans d'interdiction de toute fonction publique ainsi qu'à 75 000 euros d'amende. Il a d'ores et déjà annoncé qu'il allait faire appel de cette décision.

Le tribunal correctionnel a également condamné à dix mois avec sursis l'ex-directeur général de la police nationale Michel Gaudin qui comparaissait à ses côtés. Les trois anciens membres du cabinet du ministre Nicolas Sarkozy également jugés dans cette affaire, Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin, ont été condamnés à 8 mois de prison avec sursis et respectivement à 40 000 euros, 30 000 euros et 20 000 euros d'amende.

Un montant global de 210 000 euros

L'affaire porte sur des primes en espèces que se versaient chaque mois des membres du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et qui étaient prélevées sur une enveloppe destinée aux frais d'enquête et de surveillance des policiers. La procédure vise un montant global de 210 000 euros (soit 10 000 euros par mois) remis entre 2002 et 2004 par Michel Gaudin à Claude Guéant, qui en a gardé la moitié et reversé le solde à ses trois collaborateurs.

Claude Guéant était poursuivi pour "complicité de détournement de fonds publics et recel", Michel Gaudin pour "détournement de fonds publics" et les trois membres du cabinet de Nicolas Sarkozy pour "recel". Le détournement de fonds et la complicité sont punissables de dix ans de prison et 150 000 euros d'amende et le recel de cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende.