Enlèvement de Mia : plusieurs membres de la sphère complotiste étaient surveillés par la DGSI pour des projets "flous" d'actions violentes

Parmi les quatre personnes toujours en garde à vue vendredi, au moins trois sont "adeptes des théories complotistes" et étaient surveillées par la DGSI pour des projets "flous" d'actions violentes.

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Radio France
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Le procureur d'Épinal Nicolas Heitz (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Dans l'affaire de l'enlèvement de la petite Mia, quatre personnes sont toujours en garde à vue vendredi 16 avril. Parmi elles, au moins trois sont soupçonnées d'appartenir à la sphère survivaliste, a précisé le procureur de la République d'Epinal Nicolas Heitz vendredi lors d'un point presse.

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Quelques semaines avant l'enlèvement de la fillette, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait repéré plusieurs individus "adeptes des théories complotistes", a appris franceinfo de source proche du dossier. Ces personnes étaient susceptibles de fomenter des actions violentes contre l'État et le système en général. Reste que ces projets, avec des cibles très nombreuses comme des bâtiments publics ou encore des centres de vaccinations apparaissent très flous et n'ont jamais pu être véritablement caractérisés, a précisé cette source. Néanmoins, l'intérêt de ces personnes pour les explosifs avait alors conduit le Parquet national antiterroriste à ouvrir une enquête.

Un projet d'enlèvement d'enfants évoqué

Par ailleurs, ces personnes avaient également évoqué un projet d'enlèvement d'enfants pour les soustraire à l'État et à des "réseaux pédophiles", a indiqué cette source à franceinfo. Mais ce projet, comme les autres, apparaissait très vague et ne faisait d'ailleurs pas l'unanimité dans le groupe.

Selon le procureur de la République d'Épinal, la mère de Mia a contacté par internet des membres de ce groupe pour soustraire l'enfant à sa grand-mère qui en avait la garde. L'alerte enlèvement déclenchée pour quelques heures juste après l'enlèvement ainsi que les éléments fournis par la DGSI ont permis d'interpeller trois personnes en région parisienne mercredi 14 avril puis une personne en Meurthe-et-Moselle le lendemain. Mia et sa mère n'ont toujours pas été retrouvées et sont "susceptibles" de se trouver à l'étranger, a précisé Nicolas Heitz lors d'une conférence de presse.

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