Enlèvement de Mia : quatre hommes interpellés et placés en garde à vue, l'enfant et sa mère toujours introuvables

Deux jours après l'enlèvement de Mia, une fille de 8 ans habitant les Vosges, quatre hommes, dont certains se revendiquent de la mouvance survivaliste, ont été placés en garde à vue. D'après le procureur, il n’est "pas à exclure" que la mère et sa fille soient à l’étranger. 

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Nicolas Heitz, procureur d'Épinal, montrant la photo de Mia, disparue mardi 13 avril 2021. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La petite Mia, âgée de 8 ans et sa mère n’ont pas encore été retrouvées, a indiqué ce vendredi 16 avril au cours d’une conférence de presse le procureur de la République d’Epinal Nicolas Heitz. Il n’est "pas à exclure" qu’elles soient à l’étranger. "Des diffusions internationales ont bien entendu été réalisées pour faciliter leur localisation et leur appréhension", a t-il précisé.

Après l'enlèvement dans les Vosges de l'enfant, mardi 13 avril, quatre hommes ont été placés en garde à vue pour "soustraction de mineurs en bande organisée" après leur interpellation en région parisienne et en Meurthe-et-Moselle. Ils vont être présentés à un juge d’instruction de Nancy ce vendredi après-midi, a précisé le procureur. 

REPLAY >> Enlèvement de Mia : revivez la conférence de presse du procureur de la République d'Epinal

Il s’agit d’un homme de 58 ans arrêté mercredi dans le 19e arrondissement de Paris, d’un homme de 23 ans arrêté mercredi à Varennes-sur-Seine (Seine-et-Marne), d’un homme de 60 ans interpellé jeudi matin aux Lilas (Seine-Saint-Denis) et d’un homme arrêté jeudi en Meurthe-et-Moselle. Trois d’entre eux sont soupçonnés de s’être rendus chez la grand-mère de Mia mardi pour enlever l’enfant.

Du matériel pour bombe artisanale saisi

Trois des quatres suspects étaient connus de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour leur appartenance au mouvement survivaliste, a appris franceinfo de sources concordantes, confirmant une information du journal Le Parisien.

Au cours de perquisitions, 3 kg d’engrais et autres matériaux destinés à fabriquer des explosifs artisanaux ont été saisis chez le jeune homme de 23 ans, ainsi que des cartes routières de l’est de la France et de la Belgique, a indiqué une source proche de l’enquête à franceinfo ce vendredi.

En garde à vue, trois des quatre suspects ont revendiqué cette action qualifiée "d’extraction et d’exfiltration", a détaillé le procureur. L’homme de 58 ans se qualifie de personne "dissidente" et "résistant à la barbarie de ce système". Il estimait "avoir permis à une petite fille de retrouver sa mère, en agissant à la Arsène Lupin. Il se disait fier de ce qu’il avait fait, jugeant que les placements étaient faits de manière abusive." Le deuxième gardé à vue, un jeune homme de 23 ans, "expliquait avoir agi dans le but de sauver la vie de l’enfant et estimait qu’il avait peut-être pu être manipulé".

L'enfant et sa mère toujours introuvables

Le procureur a indiqué que la mère de Mia avait sollicité ces hommes via internet afin qu’ils enlèvent sa fille "dont elle s’estimait injustement séparée", dans le but de partir à l’étranger. "L’opération avait été préparée conjointement et de façon minutieuse et précise", a-t-il ajouté.

La fillette et la mère n'ont toujours pas été retrouvées malgré "30 signalements dans la nuit" de mardi à mercredi après le déclenchement de l'Alerte enlèvement, avait indiqué mercredi le procureur de la République d’Épinal, Nicolas Heitz, lors d’uneconférence de presse, après le kidnapping de Mia par trois hommes, mardi soir aux Poulières, près de Saint-Dié (Vosges).

Chaque signalement a fait l’objet de "vérifications systématiques", avait précisé le procureur. Une perquisition avait eu lieu au domicile de la mère de la fillette.

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