Divorces : la garde alternée demande de gros efforts

En France, 73% des enfants de divorcés vivent chez leur mère, 7% chez leur père, et 17% entre les deux foyers. La garde alternée, qui a ses détracteurs, demande une grande capacité d'adaptation de la part des enfants et des parents.

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FRANCE 3

Demain Sophie, 10 ans, retourne chez sa mère après deux jours passés chez son père. L'important pour elle est surtout de ne rien oublier. Une situation qui peut être difficile à gérer et qui demande surtout une grande organisation. Jean-Marc fait partie des 18% de pères qui sollicitent une garde alternée. S'ils sont plus investis qu'avant dans l'éducation des enfants, ce mode de garde demeure minoritaire.

"Besoins affectifs de sécurité"

"Dans ma pratique, je n'ai pas remarqué de recrudescence du nombre de demandes de la part des pères pour des résidences alternées [...] C'est l'intérêt de l'enfant qui est primordial, et l'on statue en conséquence", explique Didier Malinosky, juge aux affaires familiales. La résidence alternée, pour de nombreux professionnels, revient à ignorer les besoins de l'enfant, en particulier lorsqu'ils ont moins de 6 ans. Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre, évoque les "besoins affectifs de sécurité" qui doivent à tout prix être pris en compte.

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Dessin d\'enfant (illustration). La résidence alternée pour les enfants de moins de 3 ans est totalement déconseillée selon de nombreux spécialistes.
Dessin d'enfant (illustration). La résidence alternée pour les enfants de moins de 3 ans est totalement déconseillée selon de nombreux spécialistes. (MAXPPP)