Coronavirus : le détenu de la prison de Fresnes, atteint par le Covid-19, est mort, annonce le ministère de la Justice

L'homme, qui souffrait de diabète, est décédé dans un hôpital à 74 ans. "Il n'a été à aucun moment en contact avec les autres détenus", assure le ministère.

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Radio France
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Une vue de la prison de Fresnes (Val-de-Marne). (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Agnès Thibault-Lecuivre, porte-parole du ministère de la Justice, a annoncé mardi 17 mars sur franceinfo que le détenu, âgé de 74 ans, de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), atteint par la Covid-19, est mort. Il est décédé dans un hôpital, pas à la prison.

"Nous avons eu un détenu qui était arrivé à l'établissement pénitentiaire de Fresnes le 8 mars, testé positif au coronavirus après avoir été extrait dans un hôpital, et nous venons d'apprendre le décès de ce détenu de 74 ans", a-t-elle annoncé.

"Je tiens immédiatement a précisé qu'au-delà de la vulnérabilité de ce détenu par son âge, c'était un détenu malade qui présentait une pathologie de diabète", explique le ministère.

Ce détenu a toujours été pendant sa très, très courte période d'incarcération à Fresnes, dans une cellule individuelle. Il n'a été à aucun moment en contact avec la population des autres détenus

porte-parole du ministère de la Justice

à franceinfo

La contrôleure générale des prisons appelle à réduire le nombre de détenus

Depuis le début de l'épidémie, le ministère rappelle qu'"au fur et à mesure des stades 1, 2 et 3", il a "pris toutes les mesures nécessaires pour libérer les cellules pour pouvoir organiser le confinement de tous les détenus qui seraient suspectées d'avoir contracté le virus". Selon la porte-parole, il y a "eu un cas de détenu sur toute la population pénale testé positif, à l'heure où je vous parle".

L’Association pour la défense des droits des détenus a réclamé sur franceinfo la libération des détenus en fin de peine et de ceux qui sont en détention provisoire. De même, la contrôleure des prisons, Adeline Hazan, a appelé à réduire le nombre de détenus dans les maisons d'arrêt surpeuplé en réduisant la population pénale, notamment en aménageant des peines de courtes durées : "Les juges d'application des peines pourront être, ont déjà été, et continueront à être saisis de demandes d'aménagement de peine. Quant à d'autres situations, je vous renvoie à ce qui pourrait être décidé demain en conseil des ministres", a-t-elle indiqué.

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