Contrat russe : Alexandre Benalla et son épouse placés en garde à vue pour des soupçons de "corruption"

L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron est soupçonné d'avoir joué le rôle d'intermédiaire dans un contrat passé entre son ami Vincent Crase et un oligarque russe, alors qu'Alexandre Benalla était toujours en poste à l'Elysée. 

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Radio France
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Alexandre Benalla lors de son procès le 5 novembre 2021. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Alexandre Benalla et son épouse ont été placés en garde à vue ce mardi matin dans les locaux de la police judiciaire à Paris à la brigade de répression de la délinquance économique, a appris franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information de LCI. L'ex-chargé de mission de l'Elysée est interrogé sur l'affaire dite des "contrats russes". Une enquête pour corruption est ouverte depuis bientôt trois ans par le Parquet national financier (PNF).

Alexandre Benalla et son épouse ont été interpellés ce mardi matin à leur domicile parisien. L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron est soupçonné d'avoir joué le rôle d'intermédiaire dans un contrat passé entre son ami Vincent Crase et un oligarque russe, alors qu'Alexandre Benalla était toujours en poste à l'Elysée.

Des soupçons sur le versement d'une commission

Des soupçons de corruption pèsent sur ce contrat de sécurité qui prévoyait d'assurer la sécurité de ce milliardaire russe. La justice cherche à savoir si Alexandre Benalla a été chargé de négocier ce contrat et s'il a touché une commission.

Face à la commission sénatoriale sur les violences du 1er mai 2018, l'ancien chargé de mission de l'Elysée avait assuré ne pas avoir pris part à la négociation de ce contrat. Il doit maintenant à nouveau s'expliquer, cette fois-ci devant les enquêteurs de la police judiciaire.

Il y a un mois, le tribunal de grande instance de Paris avait condamné Alexandre Benalla à trois ans de prison dont un ferme, 500 euros d'amende et cinq ans d'interdiction d'exercer dans la fonction publique notamment pour "violences volontaires en réunion", "port d'arme prohibé" et "usage de passeports diplomatiques" dans l'affaire des violences du 1er mai 2018.

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