Journées du patrimoine : un "goût un peu mitigé", pour le ministre de la culture Franck Riester

Invité de franceinfo à l'occasion de l'édition 2019 des Journées du patrimoine, le ministre de la Culture a recpnnu que la journée de samedi a fait part de sa légère déception, suite à la manifestations des "gilets jaunes" et aux différents sites fermés à Paris.

Franck Riester, ministre de la Culture mercredi 29 mai 2019.
Franck Riester, ministre de la Culture mercredi 29 mai 2019. (FRANCEINFO)

Après un samedi mouvementé en raison des différentes manifestations des "gilets jaunes", pour le climat, et contre la réforme des retraites, notamment à Paris, et alors que plusieurs bâtiments sont restés fermés à Paris pour le premier jour des Journées du patrimoine, le ministre de la Culture, Franck Riester, a reconnu samedi sur franceinfo qu'il y avait un "goût un peu mitigé". Cependant  il voit globalement "un succès important pour ces Journées du patrimoine", a-t-il expliqué.


Franceinfo : Quel bilan faites-vous de ces Journées du patrimoine avec des lieux qui ont été fermés au public à cause de la manifestation des "gilets jaunes" ?

Franck Riester : Objectivement, partout en France cette fête populaire est un succès. Évidemment à Paris avec cette manifestation des "gilets jaunes" et la prévention qui avait été faite pour éviter tout problème sur tel ou tel site, je pense par exemple à l'Arc de Triomphe. Le goût est un peu mitigé, mais globalement je vois un succès important pour ces Journées du patrimoine. Il y a une attraction toute particulière avec une exposition autour de Notre-Dame de Paris dans un des salons du ministère de la Culture et la présence du fameux coq en cuivre qui était tout en haut de la flèche.

Vous affirmez dans Le Parisien que le délai de 5 ans pour finir les travaux à Notre-Dame n'est pas une obsession ni une pression, mais une ambition. C'est une façon de dire que le calendrier ne sera pas tenu ?

Ces cinq ans c'est une ambition au service d'une mobilisation pour rendre le plus vite possible la cathédrale Notre-Dame de Paris à nos compatriotes. Pour autant, on ne mélangera jamais vitesse et précipitation. Ce qu'on veut c'est que la restauration soit de qualité. On est encore dans la phase de sauvegarde, de conservation de la cathédrale. Il y a toujours des inquiétudes sur la voûte. Il faut qu'on retire l'échafaudage qui était autour de la flèche qui a brûlé. Il y a toujours cette menace qui plane. On analyse les impacts que l'incendie a eu sur les pierres, la maçonnerie, sur les structures et ensuite on sera en capacité de lancer la restauration en tant que telle, une fois qu'on aura décidé du projet de restauration. Cinq ans, nous pensons que c'est un délai raisonnable. Mais ce délaine nous poussera pas à prendre des risques qui menaceraient Notre-Dame de Paris.

Concernant, la redevance audiovisuelle qui sert notamment à financer les chaînes publiques, Gérald Darmanin confirme qu'elle baissera d'un euro l'an prochain. Vous vous étiez prononcé contre cette baisse il y a trois mois. Quelle est aujourd'hui votre position ?

J'aurai l'occasion de m'exprimer la semaine prochaine pour présenter le projet de réforme de l'audiovisuel public, les ambitions que nous voulons porter. Pour continuer à faire en sorte que ce service public - fondamental pour nos compatriotes - puisse se moderniser et puisse rendre le meilleur service possible. Je parlerai évidemment de l'équation financière et fiscale. Ce qui est certain, c'est que le président de la république a tranché le fait que nous conserverons un financement pérenne et permettant l'indépendance de l'audiovisuel public dans ce pays.