"On a quand même le temps de voir la Tour Eiffel" : les pilotes d'hélicoptères en pleine répétition avant le défilé du 14-Juillet

C'est l'heure des derniers préparatifs avant le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées, à Paris.

Des hélicoptères survolent l\'Arc de Triomphe, mercredi 11 juillet, lors des répétitions du défilé du 14-juillet
Des hélicoptères survolent l'Arc de Triomphe, mercredi 11 juillet, lors des répétitions du défilé du 14-juillet (ERIC FEFERBERG / AFP)

Après de longues minutes à attendre le feu vert, les quinze hélicoptères de l'armée de l'air s'engagent au-dessus des Champs-Élysées, à Paris, mercredi 11 juillet. Les appareils sont à une bonne dizaine de mètres les uns des autres. Il s'agit des ultimes répétitions avant le défilé militaire du 14-Juillet. 

Aux commandes d'un hélicoptère Cougar, le lieutenant Pierre Emmanuel confie ses impressions. "C'est très plaisant. Même si forcément, en tant que pilote, je suis très concentré sur ce que je fais, sur l'écartement par rapport aux autres hélicoptères de la patrouille et donc je profite peut-être un peu moins du spectacle que les passagers", explique le pilote. Il a quand même le temps de profiter un peu de la vue. "C'est exceptionnel. On a quand même le temps de tourner un peu la tête, de voir la Tour Eiffel et les Champs-Élysées."

Un défilé endeuillé par la mort d'un pilote français

Il y a pourtant un peu de tristesse chez les pilotes de l'aviation légère de l'armée de l'air. L'un des leurs, le lieutenant Alexandre Arnaud, s'est tué dans un accident d'hélicoptère en Côte d'Ivoire. Les circonstances de l'accident restent à déterminer. Son ancien formateur ne veut pas y penser lorsqu'il est en vol : "On se doit de rester professionnel pendant ce défilé". Mais l'émotion est vive malgré tout. "Bien sûr, dès qu'on pose, les collègues nous appellent et forcément ça nous touche tout particulièrement. C'est dur parce que humainement parlant, c'était un super type", témoigne-t-il.

Après deux heures de vol, les pilotes sont de retour à la base aérienne de Creil (Oise). Il leur reste une heure de débriefing.