Vidéo "Les enfants réclament la soupe" : le succès des cantines vertueuses savoyardes grâce à la restauration collective éco-responsable

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VIDEO. "Les enfants réclament la soupe" : le succès des cantines vertueuses savoyardes grâce à la restauration collective éco-responsable
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En Savoie et en Haute-Savoie, une nouvelle voie a été imaginée pour satisfaire l’appétit des enfants qui déjeunent dans les cantines scolaires. Et elle a fait ses preuves… Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 22 mai 2021.

Dans le pays de Savoie, 170 communes ont fait le choix des cantines vertueuses, même si cela s’avère un petit peu plus coûteux. Un cercle vertueux a ainsi été mis en place avec des "repentis" de la restauration collective industrielle et des producteurs locaux. Ensemble, ils ont révolutionné les cantines scolaires de la région et régalent chaque jour 24 000 élèves avec des produits frais et de proximité. A Serrières-en-Chautagne (Haute-Savoie), la maire et son adjointe en charge des affaires scolaires ne regrettent absolument rien de ce choix. Elles visitent ce jour-là une cantine dans laquelle les plats sont détaillés aux enfants comme dans un grand restaurant.

"Les poireaux sont super bons", dit une petite fille. "Avant, les parents n’étaient pas satisfaits, car les enfants mangeaient peu, voire pas, dit l’adjointe Sandrine Perrin. On s’est retrouvé avec une cantine complète et des enfants qui viennent pour le plaisir d’y manger. Cela a vraiment changé le regard sur la cantine." La maire, Brigitte Tougne-Picazo, ajoute : "Cela leur a permis de découvrir des légumes, des choses qu’ils ne voient pas forcément à la maison. Ainsi, ils découvrent une autre alimentation. Rien que ça, c’est super." Et l’adjointe se souvient de la première fois où la société prestaire Leztroy a mis de la soupe au menu du déjeuner…

"Une réflexion globale : de la terre à ce que nos enfants vont manger dans leur assiette"

"Quoi ? De la soupe à midi ? Mais ce sont des enfants, on n’est pas dans une maison de retraite, a dit la responsable des affaires scolaires à l'entreprise. Eh bien, il n'en reste jamais. Les enfants réclament la soupe qui est variée. Ils ont osé des choses que les autres n’ont pas osé faire. Oui, il y a eu un petit surcoût au départ avec le repas qui est de 20% à 30% plus cher, mais cela s’est su qu’on mangeait bien à la cantine... On a enregistré une surfréquentation, tandis que les coût fixes sont restés les mêmes. Cela a rééquilibré les comptes avec pratiquement pas de surcoût par rapport à ce qu’on avait avant."

Brigitte Tougne-Picazo complète ce bilan : "Il y a un aspect que je trouve hyper important : aujourd’hui, on ne jette quasiment plus rien, alors qu’avant c’était des quantités incroyables d’aliments qui partaient finalement au rebut." Son adjointe ne peut que se féliciter de ce partenariat avec les créateurs de l’entreprise de restauration collective éco-responsable : "Leur philosophie est tellement globale qu’ils ne font pas que donner à manger à nos enfants. Ils font à manger à nos enfants, à côté de chez nous, avec les produits de nos agriculteurs, sur nos terres, en insistant sur cette transformation vers le bio qui est une volonté forte pour notre territoire. C’est une réflexion globale : de la terre à ce que nos enfants vont manger dans leur assiette."

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