Une "très forte suspicion" de virus de la tomate dans une exploitation du Finistère, annonce le ministère de l'Agriculture

Des analyses ont été menées et les résultats devraient être communiqués lundi par le laboratoire national de référence.

Des tomates sur un marché à Toulouse (Haute-Garonne), le 26 août 2018.
Des tomates sur un marché à Toulouse (Haute-Garonne), le 26 août 2018. (GARDEL BERTRAND / HEMIS.FR)

Le ministère de l'Agriculture a fait part, dimanche 16 février, d'une "très forte suspicion" de virus ToBRFV sur des tomates en serre dans une exploitation du Finistère, qui pourrait entrainer "des conséquences économiques majeures pour la filière". La culture de tomates est la première culture légumière en France, avec 712 000 tonnes produites en 2018.

"Les services de la DRAAF [la direction régionale de l'alimentation de] Bretagne ont réalisé une inspection le 11 février (...) après identification, sur des tomates, de lésions compatibles avec cette maladie", a indiqué le ministère dans un communiqué. Des analyses ont été menées et les résultats devraient être communiqués lundi par le laboratoire national de référence. En attendant, l'exploitation a été placée sous séquestre avec, notamment, le confinement des deux serres. La destruction de l'ensemble des plants de tomates des serres contaminées sera réalisée "dès la confirmation officielle du foyer", précise le ministère.

Selon l'Agence de sécurité sanitaire (Anses), le virus de la tomate peut infecter jusqu'à 100% des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité de plantation comme les cultures sous serre. En revanche, il n'a pas d'impact sur l'homme. Début février, l'Anses avait mis en garde contre "le tomato brown rugose fruit virus" (ToBRFV), un nouveau virus "particulièrement dangereux pour les plantes qui y sont sensibles". Il peut se transmettre par les semences, les plants et les fruits infectés et survit longtemps à l'air libre.