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Témoignage Orages : "50% de mon exploitation est détruit à 90%", rapporte un vigneron d'Indre-et-Loire

Après le passage de violents orages sur une large partie de la France samedi et dimanche, accompagné de fortes pluies, des averses de grêle et de rafales de vent, l'heure est au bilan des dégâts pour les agriculteurs.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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De violents orages ont touché une grande partie de la France, provoquant de nombreux dégâts dans les vignes notamment. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

"50% de mon exploitation est détruit à 90%", rapporte Mathieu Bellivier, vigneron à Huismes (Indre-et-Loire) après que de violents orages ont touché une grande partie de la France entre ce samedi après-midi et ce dimanche en fin de nuit.

>> Grêle, éclairs, nuages menaçants, cultures détruites... La France traversée par de violents orages

franceinfo : À quoi ressemblent vos vignes ce dimanche matin ?

Mathieu Bellivier : 50% du vignoble ne ressemble plus à grand-chose, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de feuilles, il ne reste qu'une ou deux grappes qui sont énormément endommagées. En un quart d'heure, il est tombé 32 millimètres de pluie et de la grêle. 50% de l'exploitation est détruit à 90% et le reste est détruit entre 30% et 40%. On aura des vendanges sur une partie du vignoble. Sur l'autre partie, il ne reste qu'une ou deux grappes. Ce sont des parcelles qui sont vendangées à la machine en général. Cette année, on passera à la main pour ramasser les quelques grappes qui restent. Seule la surface des écorces des pieds de vigne a été abîmée, en revanche, toutes les branches et les rameaux sont endommagés. C'est assez compliqué donc, mais quand c'est assez tôt dans la saison, je pense qu'avec une bonne cicatrisation, on arrivera quand même à trouver des bois de taille.

Pendant les gros orages, vous êtes complètement impuissants face aux éléments ?

Il y a des systèmes avec des canons d'iodure d'argent. Parfois cela fonctionne, parfois non. Autant on peut maîtriser la gelée en réchauffant l'atmosphère proche de nos vignes, autant contre la grêle, il n'y a pas grand-chose à faire effectivement.

Le gouvernement sera là pour les territoires touchés, c'est la promesse de la première ministre Élisabeth Borne. Qu'en dites-vous ?

Il y a les paroles et après il y a les actes. Sur mon exploitation, je ne suis pas assuré parce que mon père a connu un épisode de grêle une fois en 1994 et un épisode de gel une fois en 1991 alors qu'il était installé depuis 1983. Il est à la retraite depuis le 1er janvier. J'ai repris l'exploitation il n'y a pas longtemps et j'ai déjà connu plusieurs incidents climatiques donc effectivement, il y a un dérèglement climatique et il va peut être falloir prendre une assurance pour pallier ça.

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