Pesticides : le gouvernement instaure une distance de 5 à 20 mètres entre habitations et zones d'épandage

La mesure prévue par le gouvernement instaure, dès le 1er janvier 2020, une distance minimale de 20 mètres entre les champs traités et les habitations pour les pesticides les plus dangereux, 5 à 10 mètres pour les autres substances en fonction des cultures.

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Un agriculteur traite ses champs, le 16 septembre 2019 (illustration). (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Le gouvernement instaure une distance minimale de 20 mètres entre les habitations et les zones d'épandage des pesticides les plus dangereux, annonce vendredi 20 décembre le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Pour les autres pesticides, la distance sera de 10 mètres pour pour les cultures hautes, telles que, par exemple, les vignes, les arbres et arbustes ou les petits fruits. La distance de 5 mètres concernera les cultures dites basses commes les légumes. Ces distances correspondent aux recommandations en juin dernier de l'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) et à celles mises en consultation par le gouvernement en octobre. 

>> Pesticides : tout comprendre à la polémique sur la distance minimale d'épandage entre les champs traités et les habitations

Ces mesures s'appliqueront dès le 1er janvier 2020, sauf pour les cultures ensemencées avant le 1er janvier 2020, pour lesquelles les distances de sécurité entreront en vigueur au 1er juillet 2020 (sauf pour les pesticides les plus dangereux, pour lesquels ce sera dès le 1er janvier).

Les pesticides les plus dangereux sont ceux contenant les substances considérées comme les plus toxiques, et dont le gouvernement a dressé une liste.

Un accompagnement de 25 millions d'euros

Le gouvernement "accompagnera les agriculteurs dans le déploiement de ces meures", précise le ministère, avec un budget de 25 millions d'euros pour "accompagner financièrement l'achat de matériel d'application des produits phytosanitaires le plus performant au regard de la maîtrise des risques de dérive".

Par ailleurs, l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires en milieu non agricole dans les lieux ouverts ou directement accessibles au public sera étendue "en particulier aux copropriétés et aux espaces privés accessibles au public".

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