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La production viticole devrait chuter de 17% en France en 2017

La production viticole française devrait chuter de 17% en 2017 par rapport à l'année dernière. Tous les vignobles sont concernés mais à des degrés divers. Les vins de Bordeaux devraient être les plus touchés.

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Radio France
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Le vignoble bordelais a été particulièrement touché par les intempéries qui ont touché les vignes au mois d'avril. Ici, à Vignonet, près de Saint-Émilion, début mai.  (NICOLAS TUCAT / AFP)

Le millésime 2017 s'annonce difficile pour les vignerons. Le problème ne vient pas de la qualité, puisque les vendanges ne sont pas passées et qu'il est donc trop tôt pour en juger, mais de la quantité. Selon les statistiques du ministère de l'Agriculture, la production viticole devrait chuter de 17% cette année. Quasiment tous les vignobles sont touchés, à des degrés divers, à cause des intempéries du printemps.

Au total, la production viticole française devrait être comprise cette année entre 37 et 38 millions d'hectolitres, contre 45 millions l'an dernier. Ce niveau est historiquement bas, note le ministère de l'Agriculture. Jusqu'alors, c'est l'année 1991 qui faisait référence, année où les vignobles avaient été sévèrement touchés par le gel. Certains vignerons n'avaient pu sauver que 10% de leurs récoltes.

Des disparités selon le vignoble

À Bordeaux, on se souviendra longtemps de ce gel de la fin avril, à tel point que l'on estime aujourd'hui que la production devrait chuter de moitié cette année. Les vignerons ne devraient récolter que 3,2 millions d'hectolitres contre 6,7 millions l'an dernier. Mais le gel a touché à peu près tout le vignoble français. Ainsi, l'Alsace s'attend à une baisse de 30% de la récolte, tout comme le vignoble de Cognac. Le Sud-Est de la France n'est pas non plus épargné : −10% de production. Seuls la Champagne, la Bourgogne et le Val de Loire devraient mieux s'en sortir, avec une production en légère augmentation.

La prudence est de mise concernant ces chiffres : il ne s'agit que d'un instantané du vignoble. Jusqu'aux vendanges, il peut encore se passer beaucoup de choses. Cependant, pour l'instant, la situation sanitaire du vignoble est bonne, estime le ministère de l'Agricultre. C'est notamment dû à la chaleur : les maladies de la vigne, mildiou et oïdium, sont moins présentes. Les vignerons devront tout de même faire attention au déficit hydrique : on manque déjà d'eau en Alsace, en Corse ou dans le Sud-Est.

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