Entre les citadins et les campagnards, "il y a une vraie fracture"

Le magazine "We Demain" revient sur la cohabitation souvent difficile entre les néo-ruraux qui veulent fuir les nuisances des villes et les personnes qui vivent depuis longtemps à la campagne.

FRANCEINFO

"Tous les citadins ne sont sans doute pas attendus avec un grand sourire à la campagne. Il y a une vraie fracture", juge Armelle Oger, journaliste pour We Demain, invitée de franceinfo mercredi 24 juin.

"Les citadins viennent s’installer au vert et y travailler grâce au télétravail, les retraités et les vacanciers viennent chercher le calme et le bon air, mais une nature parfaitement maîtrisée : sans bruit et sans odeur", ajoute-t-elle soulignant que "certains en ont marre des cigales, des abeilles, des grenouilles, du foin, du cheval qui attire des mouches".

Patrimoine rural protégé

"Depuis cinq ans, on a une multiplication par dix des procès. Alors, des maires se sont réunis et un député a fait une loi pour protéger le patrimoine sensoriel des campagnes", rappelle Armelle Oger.

Selon Odoxa, 85% des Français ont une bonne opinion des agriculteurs, qui sont moins de 450 000 actuellement contre 1,5 million en 1982. "Ils sont en minorité et ont l’impression qu’ils vont disparaître. Ils défendent leur identité contre ceux qui ont une vision fantasmée de la campagne sans bruit et sans agriculteurs", conclut la journaliste.

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Corinne Fesseau avec son coq \"Maurice\", à Saint-Pierre-d\'Oléron à La Rochelle, dans l\'ouest de la France, le 5 juin 2019.
Corinne Fesseau avec son coq "Maurice", à Saint-Pierre-d'Oléron à La Rochelle, dans l'ouest de la France, le 5 juin 2019. (XAVIER LEOTY / AFP)