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Vidéo Crise du lait : Lactalis, un géant pas tout blanc

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France Télévisions

Si le monde paysan en pleine crise apprenait le niveau des bénéfices de Lactalis, le principal transformateur de lait en France, "cela pourrait être la révolution dans les campagnes", assure l'économiste Benoît Boussemart. Extrait d'un reportage d'"Envoyé spécial".

En juillet 2015, pour assurer de meilleurs revenus aux producteurs, les transformateurs de lait comme Lactalis se sont engagés à leur répercuter les hausses accordées par les distributeurs. Mais le groupe agroalimentaire d'Emmanuel Besnier, 13e fortune française, n'a pas tenu sa promesse. Le PDG est des plus discrets : impossible d'entrer en contact avec lui. Une discrétion qui s'étend aux chiffres de son empire.

Un groupe pensé comme un écran de fumée

Ce sens du secret est une stratégie. Le groupe n'est pas coté en Bourse : pas d'actionnaires, pas de comptes à rendre. "Sur un empire qui pèse 17 milliards, aucune publication de comptes", détaille l'économiste Benoît Boussemart devant un organigramme de ses filiales. Si le monde paysan apprenait le niveau des bénéfices de Lactalis, premier groupe laitier français… "il y aurait des pressions pour qu'il revoie ses prix à la hausse. Cela pourrait être la révolution dans les campagnes", à son avis. 

Des bénéfices énormes

Mais en 2011, pour racheter son rival italien Parmalat, la famille Besnier est obligée de communiquer ses résultats aux autorités transalpines. C'est alors que "l'on s'aperçoit que c'est un groupe très puissant, explique Benoît Boussemart. Personne ne se doutait qu'ils étaient au-dessus de 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires ! [...] Sur six mois, en 2012, ils sont déjà à 157 millions de bénéfices. Tranquille."

Extrait de "Lactalis : le beurre et l'argent du beurre", un reportage diffusé dans "Envoyé spécial" le 13 octobre 2016.

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