A la fin des quotas en avril 2015, Marie-Thérèse Bonneau a augmenté son cheptel de dix vaches. Un troupeau plus grand pour produire plus de lait. Pourtant, ses revenus ne cessent de diminuer, l'éleveuse se sent lésée. Pour faire remonter les prix, elle se dit prête à baisser sa production. Seule condition : elle veut se faire indemniser le lait qu'elle ne produirait pas.Réguler la production européenneUn plan de régulation de la production, c'est ce qu'a obtenu Stéphane Le Foll en mars dernier à Bruxelles. 150 millions d'euros pour réguler la production européenne. Les éleveurs pourront se faire payer chaque litre de lait non produit 14 centimes d'euros. Objectif : réduire l'offre sur une période de quelques mois en attendant que la demande reprenne. Mais pour l’inter-profession, une mesure basée sur le volontariat des éleveurs comporte des risques.