Congé maternité : les agricultrices ont du mal à s'arrêter faute de remplacement

Une nouvelle loi va allonger la durée minimum du congé maternité de 6 à 8 semaines. Mais les agricultrices renoncent elles purement à leurs semaines de congé.

FRANCE 2

Cet été, dans cette ferme du Lot, un nouveau-né viendra changer la vie de ce couple d'agriculteurs. Enceinte de cinq mois de son premier enfant, Marie Magalahes ne compte jamais ses heures, mais le tracteur, c'est terminé. "Pour le moment, c'est plutôt mon conjoint qui s'en occupe, j'évite les secousses, je vois que ça commence à me tirer trop sur le ventre", explique-t-elle. Elle accomplit des tâches souvent physiques, mais depuis qu'elle est enceinte, l'éleveuse n'est pas toujours rassurée avec ses chèvres qui la collent toujours de près.

Plus de 40% des agricultrices enceintes ne sont pas remplacées

Comme elle, plus de 1 600 agricultrices sont enceintes chaque année. Mais pas question de s'arrêter trop tôt, car elles ne sont pas salariées, mais cheffes d'exploitation. Même si le salaire du remplaçant est pris en charge, c'est difficile d'en trouver. Plus de 4 agricultrices sur 10 ne sont pas remplacées pendant leur congé maternité. Pour combler ce manque, des services de remplacement proposent des contrats courts. Elles gardent quoi qu'il en soit toujours un pied dans la ferme et un œil sur les tâches administratives.

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Des agriculteurs céréaliers, au Bois de Vincennes le 20 juillet.
Des agriculteurs céréaliers, au Bois de Vincennes le 20 juillet. (JACQUES DEMARTHON / AFP)