CETA : quels changements dans les assiettes des Français ?

L'ambiance risque d'être électrique mardi 23 juillet pour le vote du CETA, le traité controversé de libre-échange entre l'Europe et le Canada. Ce traité va-t-il nous amener à manger du bœuf aux hormones ? Éléments de réponse dans le 19/20 de France 3. 

France 3

En principe, même en cas de vote du CETA à l'Assemblée nationale mardi 23 juillet, le bœuf ou le poulet nourri aux hormones de croissance a beau être autorisé au Canada, il ne pourra pas être vendu sur le marché européen. "Même chose pour ce qui concerne les fameux saumons OGM ou encore l'utilisation de chlore pour laver la viande. Ce sera au Canada de s'adapter à la réglementation européenne", explique Julien Cholin sur le plateau de France 3.

L'accord reste par exemple flou concernant l'alimentation des animaux importés

Le CETA prévoit même de créer des filières canadiennes certifiées sans hormones. "Mais si des voix s'élèvent contre ce traité, c'est bien qu'il existe des zones d'ombre et des vides juridiques pointés du doigt dans un rapport remis au gouvernement. L'accord reste par exemple flou concernant l'alimentation des animaux importés ou encore l'utilisation de farines animales ou d'antibiotiques. Rien n'est précisé non plus concernant le bien-être des animaux pour lequel il n'existe aucune loi au Canada", conclut le journaliste. Face à ces critiques, l'exécutif tente de rassurer et promet notamment des contrôles sur les marchandises importées.

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Des manifestants hostiles au Ceta avec un cheval de Troie devant le Parlement autrichien, le 20 septembre 2017 à Vienne (Autriche).
Des manifestants hostiles au Ceta avec un cheval de Troie devant le Parlement autrichien, le 20 septembre 2017 à Vienne (Autriche). (JOE KLAMAR / AFP)