Brexit : l'inquiétude des pêcheurs français

Les pêcheurs bretons se préparent au pire concernant l'accord sur le Brexit. Ces derniers s'inquiètent des règles qui pourraient changer.

Cela n'a surpris personne, mais le rejet de l'accord sur le Brexit assombrit davantage l'horizon des ports bretons. Près de la moitié des prises de flottes vient des zones britanniques. Si le Royaume-Uni s'oriente vers un Brexit dur et interdit l'accès à ses zones aussi poissonneuses, 150 équipages risquent de se retrouver le bec dans l'eau.

Des répercussions indirectes

"Le volume pêché par ces navires là fait aussi la stabilité des criées bretonnes et de la Manche", explique Olivier Le Nezet, président du comité régional des pêches de Bretagne. Le Brexit pourrait aussi avoir des répercussions indirectes : en cas d'interdiction de pêche dans les eaux britanniques, les bateaux et les quotas devraient se reporter sur d'autres secteurs, comme l'ouest de la Bretagne ou le golfe de Gascogne. Une menace qui inquiète depuis plusieurs mois déjà les professionnels.

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Scarlette le Corre, marin pêcheur sur le pont 
Scarlette le Corre, marin pêcheur sur le pont  (FRED TANNEAU / AFP)