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Autorisation du sulfoxaflor "tueur d'abeilles" : Nicolas Hulot doit "faire barrage à cette décision", selon Greenpeace

L'ONG Greenpeace France regrette, dans un communiqué publié vendredi, l'autorisation du sulfoxaflor. "Il est de la responsabilité de Nicolas Hulot de faire barrage à cette décision", estime l'association. 

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Radio France
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Photo d'illustration d'une abeille. (MAXPPP)

"L'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a autorisé deux insecticides à base de sulfoxaflor, un principe actif qui fait partie de la famille des néonicotinoïdes, c’est-à-dire des pesticides tueurs d’abeilles", regrette Greenpeace France dans un communiqué publié vendredi 20 octobre.

Pour Greenpeace France "cette autorisation rend caduque l’interdiction des néonicotinoïdes décidée au printemps dernier, puisque dans les faits, les agriculteurs pourront se rabattre sur le sulfoxaflor".

"Il est de la responsabilité de Nicolas Hulot de faire barrage à cette décision"

"Cette décision, prise dans l’opacité la plus totale, est tout simplement scandaleuse", souligne Suzanne Dalle, chargée de campagne pour Greenpeace France.

L'association regrette que les agriculteurs pourront "continuer à répandre des pesticides dangereux pour les abeilles. Un bien mauvais signal pour l’issue des Etats généraux de l’alimentation qui se tiennent en ce moment même".

"Le ministère de l’Agriculture ne pouvait pas ignorer l’autorisation en catimini de cette substance, qualifiée comme hautement toxique pour les abeilles par l’Agence européenne de la sécurité des aliments", poursuit Greenpeace France. "Il est de la responsabilité de Nicolas Hulot de faire barrage à cette décision et de soutenir la loi Biodiversité qui a signé l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018", conclut l'ONG.

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