Le peuple grec partagé après la victoire du non

Au lendemain de la victoire massive du non aux créanciers européens, la Grèce s'interroge sur son avenir. France 2 a rencontré plusieurs Athéniens.

FRANCE 2

Ce lundi 6 juillet, des "oxi" ("non") sont encore tagués sur les murs à Athènes. Hier, le référendum sur les propositions des créanciers à la Grèce a été clair : les électeurs ont dit massivement non (61,3% des suffrages).

Ce choix "rend justice à la démocratie", estime une jeune femme au micro de France 2. Une autre se dit "très fière" de son peuple qui "a su dire non, malgré les menaces, malgré les banques fermées". Giorgio, lui, est moins enthousiaste. "On est angoissé pour notre argent, notre famille, notre travail", confie-t-il alors qu'il fait la queue pour retirer un peu d'argent à sa banque.

"On ne sait pas ce qui va se passer"

Une autre Athénienne est très inquiète. "Si on a plus d'argent de l'Europe, comment va-t-on faire pour vivre ?", demande-t-elle. La démission ce lundi matin du ministre des Finances Yanis Varoufakis a été une vraie surprise dans la capitale. "Maintenant, on ne sait pas ce qui va se passer", lâche un homme.

Clément Le Goff, journaliste de France 2, conclut : "Aujourd'hui, une autre question se pose : la sortie de la zone euro, qui est évoquée dans les journaux".

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Les partisans du non se sont rassemblés place Syntagma dimanche 5 juillet après les premiers résultats du référendum.
Les partisans du non se sont rassemblés place Syntagma dimanche 5 juillet après les premiers résultats du référendum. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)