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Réforme de l'ISF : le rapporteur du budget veut davantage de taxes pour les yachts et les voitures de luxe

Le député PRG-LREM Joël Giraud estime que les signes extérieurs de richesse doivent être "beaucoup plus taxés", dans un entretien au "Parisien". Le gouvernement prévoit au contraire de les exclure, en transformant l'ISF en impôt sur la fortune immobilière.

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Le député PRG Joël Giraud, rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, au côté du ministre de Gérald Darmanin, l'Action et des Comptes publics.  (JACQUES WITT/SIPA)

Le gouvernement compte transformer l'impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière, qui exclura de fait les biens de luxe (lingots, avions privés...) et les placements. Un choix "assumé" par le Premier ministre, Edouard Philippe, jeudi 28 septembre sur France 2, mais qui agace quelque peu Joël Giraud, rapporteur du budget à l'Assemblée nationale.

"Un yacht, ce n'est pas productif pour l'économie"

S'il affirme que ce premier budget lui "convient", Joël Giraud réclame au contraire, dans un entretien au Parisien, que ces signes extérieurs de richesse soient davantage taxés, vendredi 29 septembre.

Des symboles de ce genre doivent être beaucoup plus taxés. Un yacht, c'est m'as-tu-vu, ce n'est pas productif pour l'économie.

Joël Giraud, député PRG et rapporteur du budget à l'AN

au "Parisien"

"Les yachts, les jets privés, les chevaux de course, les voitures de course ou encore les lingots d'or ne sont plus pris en compte dans le nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI), déplore le député. Ce n'est pas possible !" Le nouvel impôt sur la fortune ne rapporterait que 900 millions d'euros par an, soit plusieurs milliards de moins que l'ISF, qui était acquitté par plus de 340 000 contribuables.

Edouard Philippe "assume", la majorité temporise

Le Premier ministre, Edouard Philippe, défend la réforme de l'ISF dénoncée par la gauche, qui la présente comme un cadeau à destination des plus riches. "Notre objectif, c'est de faire en sorte que le capital reste en France et même d'attirer des gens, y compris des gens riches, en France", a répondu le Premier ministre, lors de "L'Emission politique", sur France 2.

La majorité a cependant laissé la porte ouverte à un possible aménagement du dispositif. "On peut regarder sur quelques taxes qui existent s'il ne faut pas augmenter quelques impositions sur les yachts ou les voitures de luxe, a nuancé Stanislas Guerini, porte-parole du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée, invité de LCI. Pourquoi pas."

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