Gazole non routier : vers la fin de l'avantage fiscal ?

Le prix du gazole est au plus haut. Les particuliers se désolent et les professionnels s'inquiètent. À leur demande, les professionnels du bâtiment seront reçus lundi 6 mai au ministère de l'Economie. Ils veulent défendre l'avantage fiscal dont ils bénéficient sur le gazole non routier, utilisé pour leurs engins de chantiers.

FRANCE 2

Tractopelles, camions bennes ou encore concasseurs... Sur bon nombre de chantiers, les engins tournent au gazole non routier. "Chaque engin consomme entre 15, 25 et 30 litres à l'heure. Ce sont des engins qui peuvent utiliser jusqu'à 400 litres de gazole non routier par jour", explique un responsable de chantier en Alsace. Le gazole non routier est moins taxé que le diesel classique. Aujourd'hui, les professionnels du bâtiment le payent environ 97 centimes le litre. Demain, si l'avantage fiscal est supprimé, les professionnels devront payer le carburant à 1,48 €, soit autant que les particuliers. 

Des emplois pourraient être menacés

Une entreprise alsacienne possède 72 engins de chantier. La fin de la niche fiscale pourrait lui coûter 186 000 euros par an, soit près d'un tiers de ses bénéfices. La fin de l'avantage fiscal pourrait menacer des emplois. Les professionnels insistent : ils ne peuvent pas investir dans des carburants plus propres pour l'instant. L'État pourrait récupérer un milliard d'euros avec la fin de cet avantage fiscal. 

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Les professionels du bâtiment veulent défendre l\'avantage fiscal dont ils bénéficient sur le gazole non routier. 
Les professionels du bâtiment veulent défendre l'avantage fiscal dont ils bénéficient sur le gazole non routier.  (FRANCE 2)