VIDEOS. Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de Carlos Ghosn après son évasion du Japon

L'ex-patron de Renault-Nissan, qui a réussi à quitter le Japon où il était assigné à résidence, a donné une conférence de presse à Beyrouth (Liban).

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France Télévisions
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Carlos Ghosn, le 8 janvier à Beyrouth (Liban).  (JOSEPH EID / AFP)

Après l'évasion, la contre-offensive. Carlos Ghosn a affirmé, lors d'une conférence de presse à Beyrouth (Liban), mercredi 8 janvier, qu'il existait une "collusion" entre Nissan et le parquet japonais concernant son arrestation, un "coup monté" selon lui. Franceinfo revient sur les temps forts de cette prise de parole de l'ancien patron du groupe Renault-Nissan, accusé de malversations financières et visé par une notice rouge d'Interpol à la demande du Japon

Il ne donne pas de détails sur son évasion

"J'ai attendu ce jour avec impatience depuis quatre cents jours, depuis que j'ai été brutalement enlevé de mon monde", déclare Carlos Ghosn au début de cette conférence de presse. Mais alors que les centaines de journalistes attendent notamment des détails sur sa spectaculaire évasion, l'ancien patron de Renault-Nissan balaie en préambule toute éventuelle question sur le sujet.

"Je ne suis pas là pour parler de la façon dont j'ai quitté le Japon, je suis ici pour dire pourquoi, je suis ici pour faire la lumière sur un système qui viole les [droits humains] les plus fondamentaux, je suis ici pour laver mon nom", explique-t-il, assénant qu'il n'aurait "jamais dû être arrêté" et que les accusations portées contre lui sont fausses.

Interrogé sur son état d'esprit au moment où il s'est senti libre, Carlos Ghosn. "Quand j'ai vu que j'étais sorti [du Japon], c'est comme si, quelque part, je revenais à la vie", a-t-il notamment répondu à Maryse Burgot, journaliste à France Télévisions.

Il se défend d'avoir fui la justice

"Je n'ai pas fui la justice, j'ai échappé à l'injustice et à la persécution", martèle-t-il en anglais. Il assure se présenter devant les médias du monde entier pour "laver son honneur", tandis que des documents défilent derrière lui pour soutenir son propos.

"J'ai senti que j’étais l'otage d'un pays, dénonce Carlos Ghosn. Je n'avais pas d'autre choix que la fuite pour me protéger et protéger ma famille." Selon lui, ses avocats lui ont dit qu'il risquait d'attendre cinq ans avant le verdict de son procès, une manière pour lui de justifier encore son statut de fugitif.

Il accuse Nissan de "collusion" avec la justice japonaise

L'ancien PDG de Renault-Nissan évoque une "collusion" entre Nissan et le parquet japonais concernant son arrestation, un "coup monté" selon lui. "La collusion entre Nissan et les procureurs est à tous les niveaux, affirme-t-il. Quand j'ai demandé à mes avocats (...) ils ont dit qu'ils craignaient que cinq ans ne s'écoulent peut-être au Japon avant que je n'obtienne un verdict."

Il se défend de s'être pris pour "Louis XIV" à Versailles

Carlos Ghosn revient sur la soirée qui s'est tenue à Versailles pour fêter les 15 ans de l'alliance Renault-Nissan, le 9 mars 2014. Une soirée fastueuse dont la date coïncidait avec l'anniversaire du PDG. "Ce n'était pas pour faire comme Louis XIV et Marie-Antoinette", se défend-il. 

Carlos Ghosn montre un document stipulant que la salle du château de Versailles devait être mise à disposition à titre gratuit, en raison du mécénat de Renault pour le château.

Il se dit prêt à être jugé

"Je pourrais me présenter à un procès, n'importe où, du moment qu'il est équitable", affirme Carlos Ghosn. "J'aurai eu zéro chance" au Japon lui auraient fait comprendre ses avocats.

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